> Médiathèque > Capsules thématiques > Résultats > Capsules thématiques

Les études urbaines en Asie de l'Est (Chine, Taïwan, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon et Extrême-Orient russe)
Jean-Sébastien Plourde
Juin 2010

Liste des capsules thématiques

Nous vous invitons à nous faire part par courriel de vos commentaires, remarques ou suggestions sur le contenu des capsules thématiques.

Introduction

La présente capsule fait état de la littérature en études urbaines dans les pays de l’Asie de l’Est. Cette région comprend généralement la Chine, Taiwan, la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon et l’Extrême-Orient russe. D’amblé, soulignons que les pays étudiés présentes d’importantes différences en ce qui concerne leurs caractéristiques urbaines, ce qui n’est pas sans conséquence sur le développement de la recherche. Dans un premier temps, un portrait général des pays de la région est dressé afin de mettre en évidence leurs particularités. Par la suite, il est question de l’état de l’enseignement et de la recherche pour chacun des pays étudiés.

  • Présentation des pays de l’Asie du Sud

Graphique 1 - Évolution du pourcentage de la population urbaine (1950-2010)

Chine

Avec une population supérieure à 1,3 milliard d’habitants, la Chine est le pays le plus populeux au monde. La vaste superficie de son territoire (9,6 millions de km²) fait toutefois en sorte que la densité moyenne de sa population est modérée (138 hab/km²). Malgré un taux net de migration négatif (-0,34/1000 habitants), la population de la Chine est tout de même en légère croissance (0,494 %). En ce qui concerne la proportion de la population habitant dans les villes, elle est de 43 %, ce qui correspond au taux d’urbanisation le plus faible parmi les pays de la présente étude. Concernant l’évolution de la population urbaine, on peut voir, au graphique 1, qu’elle s’est accrue rapidement depuis les réformes économiques de 1978. Toutefois, ce rythme est en diminution de sorte que la croissance annuelle de la population urbaine est estimée, à 1,8 % pour la période de 2010 à 2015.

Les villes chinoises sont dynamiques et elles subissent des mutations sur de multiples aspects (Besner, 2005) tels les réorganisations spatiales (Lin, 2009), les changements dans l’utilisation du sol (Deng et al., 2010), l’étalement urbain et la mobilité des citoyens (Cervero et Day, 2008), le développement durable (Chen et al., 2008), la construction de nouvelles habitations (Gao, 2010), l’arrivée de migrants provenant des zones rurales (Wu et Zhou, 1996; Chan et Zhang, 1999; Seeborg et al., 2000; Zhao, 2003), les inégalités sociales et la marginalisation (Wu et Webster, 2010), l’hétérogénéité de la population (Xiaowei, 2007) ou encore les réformes administratives municipales (Ma, 2005a; Ma, 2005b; Shen, 2007; Wu, 2007a; Wu, 2007b).

Ces transformations urbaines, couramment observées ailleurs dans le monde, prennent une signification, mais surtout une ampleur, particulière dans le cas de la Chine à cause de sa croissance démographique annuelle importante, surtout en milieu urbain. Cette augmentation de la population urbaine est due aux migrations internes en provenance des zones rurales, lesquelles constituent le principal facteur de la croissance de la population urbaine en Asie de l’Est. Dans le cas de la Chine, on estime que les migrations internes comptent pour environ 70% de la croissance de la population urbaine (Iimi, 2005). Plus encore, contrairement aux pays qui n’ont qu’une seule capitale ou seulement quelques villes principales, la Chine a l’avantage d’avoir un nombre important de grandes villes (voir tableau 1). Cela lui permet de maintenir un certain équilibre dans le développement de son système urbain, et ce, tant dans les grandes villes que dans les petites et moyennes (Iimi, 2005). Néanmoins, il faut garder en tête que, malgré le fait que la croissance de la population urbaine soit désormais modérée (1,8 %), pour plus d’une centaine de villes de plus d’un million d’habitants, cette croissance correspond à un ajout annuel d’au moins 20 000 habitants. Quant à Shanghai (15,8 millions d’habitants), cette ville voit sa population augmenter de plus de 250 000 habitants annuellement.

Tableau 1 - Nombre de villes chinoises en fonction de leur population (2010)

Nombre d’habitants

750,000

1 million

2 millions

3 millions

4 millions

5 millions

10 millions

Nombre de
villes

141

109

46

19

10

7

2

Source : World Urbanization Prospects

Par ailleurs, soulignons qu’en Chine, les disparités entre les zones rurales et les zones urbaines sont de taille. Elles concernent aussi bien les revenus (Sicular et al., 2007 et Park, 2008), les infrastructures, l’accès à l’éducation, aux ressources et aux bien de subsistance que l’accès aux soins de santé (Lui et al., 2007 et Fang et al., 2009). En matière d’hygiène et de salubrité, en 2006, 98 % de la population urbaine utilisait des ressources améliorées d’eau potable, mais seulement 74 % de cette même population utilisait des infrastructures d’assainissement améliorées, tandis qu’en zones rurales, ces taux s’élevaient respectivement à 81 % et 59 % (UNStats). En terminant, mentionnons que des investissements importants sont faits dans l’économie rurale. Cela nuit à l’économie urbaine, mais contribue toutefois à atténuer les disparités dans le développement de ces deux zones et par conséquent ralentit les migrations internes (Iimi, 2005).

Taiwan

Taiwan, dont le nom officiel est République de Chine, est une île située à environ 100 km du littoral chinois. Son statut politique a changé à plusieurs reprises au cours du dernier siècle. Initialement sous autorité chinoise, l’île a été envahie par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale pour finalement revenir sous le giron de la Chine à la fin des hostilités. Toutefois, un conflit interne à la Chine opposant les communistes et les nationalistes a forcé ces derniers, vaincus, à s’exiler à Taiwan. Un nouvel État indépendant a été créé, mais sa reconnaissance internationale a été contestée par la Chine qui a obtenu, en 1971, que le pays soit exclu de l’ONU. Sur le plan économique, des investissements étrangers massifs ont contribué au développement de Taiwan au point d’en faire une des principales puissances économiques asiatiques (Perspective Monde).

D’une superficie de 36 000 km, l’île abrite 23 millions d’habitants pour une densité de population moyenne s’élevant à 638 hab/km². Le taux d’urbanisation, qui frôle 80 %, est en légère hausse depuis le début des années 1990 (voir graphique 1). Les principales études que l’on retrouve sur les villes taïwanaises s’intéressent principalement à des questions liées à la planification spatiale (voir Bristow, 2010) et plus particulièrement à l’impact de la politique locale sur l’étalement urbain (Chou et Chang, 2008) et au rôle de l’économie politique sur la planification urbaine (Ng, 1999).

Corée du Nord

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui mit un terme à l’occupation japonaise, la Corée a été divisée en deux États indépendants. L’un d’eux, la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), est un État socialiste et totalitaire. L’économie y est entièrement nationalisée et collectivisée. Elle est centralisée, planifiée et dirigée par les instances du Parti du travail qui, depuis 1994, est sous le contrôlé de Kim Jong-il (Gelézeau, 2008a). Complètement fermé sur lui-même, le pays fonctionne selon le juche, un système qui prône l’autonomie politico-militaire et l’autarcie économique. Compte tenu de son isolement, les données et les statistiques sur la Corée du Nord sont rares et difficiles à obtenir. C’est notamment ce qui explique qu’on retrouve peu d’études sur les villes nord-coréennes.

D’une superficie de 120 000 km, le pays est peuplé de 23 millions d’habitants et le taux d’urbanisation s’élève à 63 %. La population urbaine s’est accrue rapidement entre 1950 et 1970 pour ensuite croître à un rythme plus modeste. Pour la période de 2010 à 2015, la croissance annuelle de la population urbaine est estimée à 0,7 %. L’organisation spatiale de la population s’effectue généralement selon un modèle de communes qui peuvent compter jusqu’à 300 personnes. La vie quotidienne y fonctionne selon le principe voulant que les individus doivent se subordonner à l’intérêt commun. Les migrations intérieures sont contrôlées par les autorités qui déplacent la main-d’œuvre entre les camps de travail selon les besoins de l’économie (Gelézeau, 2008a).

Les plans de développement élaborés par les États socialistes reposent généralement sur une politique de dispersion démographique afin de maintenir un équilibre entre les régions de même qu’entre les zones rurales et les zones urbaines (Smith, 1996). Dans le cas de la Corée du Nord, les politiques privilégient la préservation des terres arables et la construction de villes compactes tout en conférant aux régions un pouvoir important en matière de planification (Jo et Adler, 2002). Or, malgré des limites importantes soulevées au niveau des données de leur analyse, Jo et Adler démontrent qu’il y a un déséquilibre entre les populations rurales et urbaines, et ce, tant à l’échelle des provinces que celle des régions. Selon les auteurs, l’explication de ce déséquilibre régional résiderait dans la subordination de la planification régionale au plan de développement économique national qui lui, est déterminé par l’état central.

Corée du Sud

La situation qui prévaut en Corée du Sud est radicalement différente de celle qui sévit en Corée du Nord. En ce qui concerne les caractéristiques démographiques, la Corée du Sud est deux fois plus peuplée que sa voisine. On y compte une population de près de 50 millions d’habitants qui croît à un rythme annuel de 0,258 %. Avec une superficie d’un peu moins de 100 000 km², la densité moyenne de population s’élève à environ 500 habitants/km².

Sur le plan politique, après une succession de régimes autoritaires et corrompus pendant plus de quarante ans, le pays a connu une ouverture démocratique, en 1987, grâce à l’adoption d’une nouvelle constitution. Depuis ce temps, il y a une alternance politique en Corée du Sud (Perspective Monde).

Sur le plan économique, le pays a subi une profonde mutation en passant d’une économie agricole à une économie industrialisée et informatisée en l’espace de quelques décennies seulement (Gelézeau, 2008b). Le développement industriel est à l’origine de transformations dans la géographie économique du pays. La construction d’un axe routier reliant les deux principales villes du pays, Séoul et Pusan, a toutefois contribué à accentuer les disparités spatiales au profit des bassins et des étroites plaines côtières où est concentré le développement urbain (Park, 2009; Gelézeau, 2008b).

La Corée du Sud a connu une urbanisation extrêmement rapide, passant de 20 % en 1950 à plus de 80 % en 2010. À cette même année, on retrouvait 11 villes dont la population s’élevait à plus de 750 000 habitants. À elle seule, Séoul regroupe près de 10 millions d’habitants, soit environ 20 % de la population totale du pays. L’urbanisation en Corée du Sud, et plus particulièrement à Séoul, n’est toutefois pas attribuable qu’à la bonne performance économique du pays. Elle doit aussi être mise en relation avec les acteurs de la ville et ses habitants (Gelézeau, 2003; Kang, 1998; Kim et Dickey, 2006). Parmi les principaux enjeux de la ville étudiés, on retrouve ceux liés à l’étalement urbain (Cho, 2005) et à l’habitation (Ronald et Jin, 2010; Shin, 2009; Choi et Ha, 2008).

Japon

Le Japon est un archipel de l’Océan Pacifique. Il est situé à l’est des côtes de la Russie, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud. D’une superficie de 378 000 km², le pays a une population qui s’élève à près de 130 millions d’habitants. La densité de population moyenne est d’environ 330 habitants/km². Cet indicateur est toutefois peu significatif dans le cas du Japon étant donné que certaines villes sont très denses En effet, la population urbaine, qui représente 66 % de la population totale, est regroupée sur à peine plus de 3 % du territoire (Pelletier, 2008).

La capitale du pays, Tokyo, du haut de ses 36 millions d’habitants, ce qui représente 40% de la population urbaine totale du pays, est le pilier d’une mégalopole qui s’étend sur plus de 1000 km et qui inclut plusieurs villes populeuses telles qu’Osaka-Kobe (11,3 millions d’habitants) et Nagoya (3,3 millions d’habitants). Ce réseau urbain étant très étendu, l’étalement et la mobilité sont des enjeux qui revêtent une grande importance dans la planification. À cet égard, le réseau de transport en commun est très développé au Japon et les compagnies ferroviaires jouent un rôle important dans la définition des différentes logiques et formes de l’urbanisation (Enoch et Nakamura, 2008; Aveline, 2003; 2004).

Par ailleurs, le Japon a pour particularité d’avoir une population vieillissante et d’être le seul pays de la présente étude à voir sa population diminuer (-0,242 %), ce qui n’est pas sans conséquence sur l’aménagement urbain et l’évolution des villes (Ducom, 2007; 2008; Oswalt, 2005).

En terminant, soulignons que, comme les tremblements de terre sont monnaie courante au Japon, les responsables de la planification urbaine tentent d’intégrer une composante qui permettrait d’évaluer et de gérer adéquatement ce risque en milieu urbain (Murao, 2008).

Extrême-Orient russe

En tant que région de la Russie, il est plus difficile de trouver des données sur l’Extrême-Orient russe que sur les autres pays étudiés. Soulignons néanmoins que ce district fédéral est très vaste (6,2 millions de km²) et qu’il est faiblement peuplé (6,7 millions d’habitants, soit à peine 5% de la population nationale). Selon le recensement de 2002, la population de l’Extrême-Orient russe est urbaine à 76 %. La Russie compte 16 villes de plus de 750 000 habitants, mais aucune d’entre elles n’est située en Extrême-Orient. Les villes les plus populeuses du district sont Vladivostok (595 000 habitants) et Khabarovsk (583 000 habitants). Les principales villes de cette région sont concentrées soit le long du chemin de fer transsibérien, soit au bord de la Mer du Japon ou encore en bordure de l’Amour, un fleuve qui sépare la Russie et la Chine.

La période postsoviétique a été marquée par des changements significatifs dans la dynamique de répartition de la population dans cette région. De façon générale, pour la période de 1989 à 2003, la population de la Russie a diminué légèrement (-1,3 %). Pour ce qui est de l’Extrême-Orient, la population a chuté de près de 16 % (-1 257 000 habitants) et la quasi-totalité de cette diminution a été observée dans les villes. Après avoir subi une diminution marquée de leur population entre 1989 et 1995, Moscou et Saint-Pétersbourg l’ont vue par la suite augmenter de façon marquée. Le principal facteur expliquant cette augmentation est l’afflux de migrants internes. Pour la période entre 1996 et 2004, 7% des nouveaux habitants de Moscou et 19% des nouveaux arrivants de Saint-Pétersbourg venaient de l’Extrême-Orient russe (Molodikova et Makhrova, 2007).

Enfin, il est à noter que la transition des villes russes vers une économie post-industrielle est bel et bien en marche. Les villes de l’Extrême-Orient et de la Sibérie sont parmi les moins développées sur le plan économique. Il est à noter que Vladivostok, ville portuaire, apparaît comme la ville la plus avancée du district et aux yeux de certains, elle est même en voie de devenir un pôle régional en matière de gestion administrative et financière (Molodikova et Makhrova, 2007).

Tableau 2 - Données sur la population et la superficie des pays étudiés (2010)

Tableau 3 – Population vivant dans les villes (2008) et croissance annuelle de la population urbaine (2005-2010)

  • Enseignement et recherche

Cette section dresse une liste non exhaustive des universités offrant des programmes d’étude de deuxième et de troisième cycle dans des domaines qui touchent, de près comme de loin, les enjeux urbains. Les principaux centres de recherche y sont également recensés.

Chine

En 2009, le réseau universitaire chinois était composé de 1 983 établissements réguliers d’enseignement supérieur (Ministry of Education). Ceux qui sont recensés dans la présente étude reposent sur une liste des 73 universités relevant directement du ministère de l’Éducation nationale. Elles sont toutes dotées d’un site internet en anglais sur lequel figurent les principales informations relatives aux programmes d’études offerts et aux centres qui mènent des activités de recherche.

D’emblée, soulignons qu’en Chine, les études urbaines constituent une discipline largement développée. Dans la plupart des cas recensés ici, les enjeux urbains sont abordés dans le cadre de programmes en design et en planification. Ce sont habituellement des programmes généraux et multidisciplinaires auxquels se greffe parfois une spécialisation dont le bien-fondé repose sur les besoins locaux ou régionaux. Par exemple, la South China University of Technology offre des programmes de 2e et de 3e cycle en design et en planification urbaine en fonction des caractéristiques régionales de Canton. Par ailleurs, devant les conséquences négatives que les transformations rapides et d’envergure engendrent sur l’environnement des villes et des régions chinoises, les enjeux urbains et régionaux sont souvent étudiés selon une perspective environnementale. C’est le cas de la Northeast Normal university, dont la School of Urban and Environment Science offre des programmes en planification des ressources environnementales à l’échelle urbaine et régionale. On retrouve le même type de programme à la Wuhan University, de même qu’à la Nanjing University où, en plus, des chercheurs du Department of Urban and Regional Planning mènent des activités de recherche en écologie urbaine. Sur le plan de l’économie, la Shanghai University of Finance and Economics dispense un programme de maîtrise en planification de l’économie urbaine. À la Pekin University, le College of Urban and Environment Science abrite un Department of Urban and Regional Planning ainsi qu’un Department of Economic and Urban Geography. Ces départements offrent des cours gradués et ils sont tous deux actifs en recherche. À la Renmin University of China, l’Institute of Regional Economics and Urban Management Urban offre des programmes de 2e et de 3e cycle en planification urbaine avec une concentration en économie urbaine et régionale tandis qu’à sa School of Public Administration, on mène des projets de recherche sur la participation publique dans le processus de formulation des politiques urbaines. 

Certaines universités offrent toutefois une gamme de programmes plus étendue ou travaillent sur un plus grand volume de projets de recherche. C’est le cas de la Tongji University, dont le College of Architecture and Urban Planning offre une maîtrise en planification et en design urbain et comprend plusieurs instituts de recherche tels la State Laboratory of Modern Technology of Urban Planning and Design, la Cross-Strait Urban Planning and Design Research Centre et la Architecture and Urban Space Research Institute. Avec huit programmes de baccalauréat, six de maîtrise et quatre de doctorat, elle est l’université qui offre la gamme de programmes la plus étendue. Quant à la East China Normal University, sa School of Ressources and Environmental Science abrite le Department of urban and Regional Economy, l’Institute of Territorial Development and Regional Economy, l’Institute of Urban and Regional Development, le Research Centre for Urban Community Development in China, le Centre for Modern Chinese City Studies, l’Institute of Urban and Regional Planning, le Research Centre for urban and Regional Development et le Research Centre for Urban Public Security of Shanghai.

Plusieurs universités abordent les enjeux urbains sur le plan technique. De façon générale, les programmes qui sont mentionnés ci-bas s’intéressent à la gestion des infrastructures urbaines et, plus spécifiquement, aux questions liées au transport, aux infrastructures hydriques et aux bâtiments. Par exemple, à la Huazhong University of Science and Technology, le Department of Urban Planning offre une formation générale en planification urbaine et régionale durant laquelle il est possible de se spécialiser en gestion des infrastructures urbaines. À la Dalian University of Technology, le Department of City Construction et le City Institute dispensent une maîtrise en planification des habitats. En matière de transport, la Julin Univeraity offre divers programmes de 2e cycle en génie du transport tandis que la Hohai University abrite le Department of Traffic and transportation Engineering et un institut de recherche qui se penche sur ces mêmes enjeux. Quant à la Beijing Jiaotong University, sa School of Traffic and Transportation offre divers programmes d’étude et abrite le Laboratory of Urban Rail Transit Automation and Control. La Faculty of Engineering de la Zhejiang University s’intéresse largement aux enjeux urbains. On y offre notamment des programmes de 2e et de 3e cycle en design et en planification urbaine de même qu’en génie municipal. On y retrouve aussi plusieurs centres de recherche qui se spécialise en planification et en design urbain, en développement urbain et régional de même qu’en génie municipal, en génie du transport et en en hydrologie urbaine. À la Wuhan University of Technology, il est possible de se spécialiser en génie des transports et en génie de l’approvisionnement en eau potable et en drainage des eaux usées. Ce dernier enjeu est également étudié à la Hunan University de même qu’à la Sun Yat-Sen University dont la School of Geography and Planning offre des programmes de 2e et de 3e cycle en planification urbaine et abrite, entre autres, le Center for Water Resources and Environment qui s’intéresse à la planification des ressources hydriques dans une perspective de modernisation des infrastructures. Soulignons que la Central South University dispense un baccalauréat en génie du sous-sol urbain et des programmes de 2e et de 3e cycle en design et en planification urbaine, en génie municipal et en planification et gestion du transport et du trafic. Quant à la Chongqing University, son College of Architecture and Urban Planning offre un programme de 2e cycle en design et planification urbaine, tandis que sa Faculty of Urban Construction and Environmental Engineering offre des programmes spécialisés en génie municipal, en environnement urbain, en génie de la construction urbaine selon une perspective de sécurité et en systèmes d’intérieur (chauffage, approvisionnement en gaz, ventilation et climatisation). À la Tsinghua University, on s’intéresse à la gestion des habitations et des constructions environnementales.

Taiwan

Le système d’éducation supérieur taïwanais est bien développé. Il est composé de 55 universités privées et de 41 universités publiques (Ministry of Education). Seules ces dernières ont fait l’objet d’une recension des programmes en études urbaines. Tous les sites consultés étaient traduits en anglais, soit entièrement, soit suffisamment pour qu’on puisse y faire au moins des recherches sur les programmes d’études offerts et sur les instituts de recherche.

La National Taipei University est l’université dont la formation en études urbaines semble la plus complète. Des programmes multidisciplinaires de 2e et de 3e cycle sont dispensés à son Institute of Urban Planning où il est possible de se spécialiser en études locales et mondialisation, en planification et gestion environnementale, en transport et utilisation du territoire de même qu’en culture urbaine.

En matière d’architecture, la National University of Kaohsiung abrite l’Institute of Urban Development and Architecture dont le programme de maîtrise offert préconise les normes du développement durable dans la construction de l’environnement urbain. Dans la même veine, la National Ilan University abrite un institut qui allie l’architecture et la planification durable. On retrouve aussi un Department of Urban Planning à la National Cheng Kung University, tandis qu’à la Graduate Institute of Urban Planning de la National Taipei University, on offre des cours de 2e et de 3e cycle qui mettent l’accent sur le développement urbain et régional. Les aspects ruraux sont abordés à la National Taitung University, dont l’Institute of Regional Policy and Development offre un programme multidisciplinaire qui porte un regard critique sur les relations entre l’homme et l’espace qu’il occupe. À la National Pingtung University of Science and Technology, il est possible de faire une maîtrise en planification rurale et urbaine. La National Taiwan University offre, quant à elle, des cours de 2e et de 3e cycle en planification environnementale en plus d’abriter le New Ruralism Research and Development Center.

Enfin, la National Chiao Tung University a un Department of Transportation Technology and Management qui donne des programmes d’études à tous les cycles en technologie et gestion du transport. Ce département détient une vaste expertise en matière de transport et est actif en recherche.

Corée du Nord

La Corée du Nord est un pays isolé de sorte qu’il est très difficile d’obtenir des données quantitatives et qualitatives à son sujet (Jo et Adler., 2002). Il en est de même pour son système d’éducation qui demeure pratiquement inaccessible via internet. Selon les quelques informations fragmentaires recueillies, il semble que l’Université Kim II-Sung soit la seule institution d’éducation supérieure en fonction au pays. Toutefois, nous n’avons pas été en mesure de trouver un site internet qui fournirait des informations fiables à son sujet. Il existerait aussi la Pyongyang University of Science and Technology, mais son site internet indique qu’elle n’est pas encore en fonctionnement. On prévoit y ouvrir une École d’architecture, d’ingénierie et de construction qui devrait dispenser des programmes en génie urbain, en génie civil, en génie de la construction, en génie de l’environnement et en génie du transport. En terminant, soulignons l’existence de la Choson Exchange, une organisation non gouvernementale sans but lucratif, dont la mission est de développer des coopérations entre les universités nord-coréennes et des universités étrangères. Selon les informations contenues sur le site de l’ONG, une collaboration a eu lieu en 2009 entre des architectes de Pyongyang et ceux de Singapour dans le but que ces derniers échangent des connaissances avec des planificateurs urbains nord-coréens.

Corée du Sud

Le réseau universitaire sud-coréen est très développé. En 2007, on y recensait 220 universités dont plus des trois quarts étaient privés. Dans la présente recension, seules les universités publiques, au nombre de 43, ont fait l’objet d’une recherche systématique. La principale limite concernant le système universitaire sud-coréen tient au fait que la plupart des sites des universités coréennes ne sont que partiellement traduits.

Avant d’énumérer les universités et centres de recherche recensés qui s’intéressent aux enjeux urbains, soulignons que contrairement à d’autres pays, on observe en Corée du Sud une séparation entre l’architecture et la planification urbaine. L’étude des enjeux urbains est plutôt partagée avec les ingénieurs qui en ont fait un objet d’étude à part entière. Il existe donc des écoles de génie urbain qui se penchent surtout sur des questions liées au transport et, dans une moindre mesure, sur des questions d’habitation, de gestion de l’eau et des questions environnementales. Enfin, les enjeux urbains sont également l’objet d’études selon une perspective administrative et de politiques publiques. À notre connaissance, les études portant sur des questions de développement et de planification régionale sont marginales.

L’université offrant la gamme de programmes la plus complète est certainement la University of Seoul. On y retrouve le College of Urban Science qui abrite huit départements offrant chacun des programmes de 1er cycle dont les cours portent sur des enjeux urbains spécifiques. De plus, la Graduate School of Urban Science vient compléter cette offre avec des programmes de maîtrise en administration et en planification urbaine, en gestion du transport, en architecture, en génie civil, de même qu’en prévention des catastrophes en milieu urbain. Cette université abrite aussi deux instituts de recherche, soit l’Institute of Urban Science qui est constitué de sept centres de recherche conduisant des projets de recherche sur des enjeux métropolitains tels que les problèmes de congestion, de dégradation de l’environnement et de catastrophes naturelles. Quant au Urban Safety and Security Research Institute, les recherches qu’on y mène portent sur la prévention et la gestion des désastres urbains tels les incendies et les tremblements de terre.

En ce qui concerne le génie urbain, plusieurs universités abritent un tel département qui offre des programmes variés. La Pusan National University a un programme de 1er cycle très complet en génie urbain de même qu’un programme de 2e cycle dans le cadre duquel la gestion des problèmes urbains est abordée. L’université abrite aussi, depuis 1975, l’Urban Affairs Research Institute, où l’on mène des projets de recherche sur une grande variété de problèmes urbains de même que sur leur résolution par l’élaboration et la mise en œuvre de politiques spatiales. À la Chungbuk National University, le Department of Urban Engineering permet de réaliser une maîtrise dans l’un des sept secteurs suivants : planification urbaine, génie environnemental, génie du transport, génie du système urbain, planification de l’habitat urbain, design urbain et en environnement. C’est aussi le cas de la Gyeongsang National University, dont le programme de la School of Construction Engineering offre six majeures en génie urbain : planification urbaine, développement et design urbain, planification régionale, génie environnemental, planification du transport et système d’information urbain.

En matière d’habitation, soulignons que la Chonnam National University abrite le Biohousing Research Institute. Sur le plan des transports, la Chonbuk National University, la Chungju National University et la Hanbat National University offrent des programmes de génie urbain de 1er et de 2e cycle qui comprennent une spécialisation en planification du transport et en gestion du trafic. C’est également le cas pour la Kongju National University qui a un Department of Urban and Transportation. De plus, cette université abrite plusieurs instituts de recherche comme le Region Development Research Institute, qui s’intéresse au développement régional équilibré et à l’amélioration du bien-être des résidents locaux, le Local Self-Government Research Institute et le Participatory Culture Research Institute.

En matière d’administration et de politiques publiques, la Andong National University offre une maîtrise en administration publique avec une mineure en théorie urbaine (analyse du design de l’espace public en milieu urbain). Le même type de programme existe à la Cheju Ntional University, mais avec une majeure en gouvernance locale (local self-government, local autonomy). Quant à la Korea National Open University, son Department of Public Administration offre des séminaires en administration des gouvernements locaux et en politiques urbaines. À la Gangneung-Wonju National University, on retrouve un Department of Regional Development et un Department of Local Government Administration qui offrent des programmes de 2e et de 3e cycle.

Enfin, en ce qui concerne les études régionales, soulignons simplement que la Kangwon National University abrite l’Institute of Regional Development, que la Miryang National University, Faculty of Architecture abrite le Regional Development Institute et que la Pukyong National University abrite l’Institute for Regional Social Studies qui, par ses études, contribue au développement des industries locales.

Japon

En 2005, le réseau universitaire japonais était composé de 726 universités. Plus de 75 % d’entre elles étaient privées tandis qu’on retrouvait 86 universités nationales et 87 universités publiques locales. Nos recherches se sont concentrées strictement sur les universités nationales, soit celles qui sont la propriété de l’État japonais.

La University of Tokyo demeure la référence en matière d’études urbaines. Son Department of Urban Engineering offre des programmes d’études supérieures spécialisés en planification urbaine de même qu’en génie environnemental et sanitaire. L’institution est également très dynamique en recherche. On y retrouve un grand nombre d’unités en planification urbaine comme le Urban Land Use Planning Unit, le Urban Design Laboratory, le Housing and Urban Analysis Laboratory, le Urban Information Safety Laboratory, l’International Development and Regional Planning Unit, ainsi que l’Environmental Design Laboratory. On y retrouve aussi plusieurs unités de recherche en génie de l’environnement urbain comme l’Environmental Systems Laboratory, le Water Environment Technology et le Urban Water System Laboratory. Soulignons que l’université abrite aussi le Centre for Spatial Information Science dont plusieurs projets de recherches portent sur des enjeux urbains comme le transport, l’environnement ou l’environnement résidentiel.

À la Tohoku University, le Department of Engineering and Architecture, offre lui aussi des formations interdisciplinaires de 2e et de 3e cycle en planification urbaine. Par ailleurs, on retrouve dans cet établissement un bon nombre de laboratoires. À titre d’exemple, mentionnons le laboratoire de la Division of Science and Technology for Regional Planning (STReP), l’International and Intermodal Transportation Laboratory, l’Infrastructure Planning Laboratories, le Road Transportation and Traffic Laboratory et le Socio-Econbomic Analysis of Urban System Laboratory.

Mises à part ces deux institutions qui abordent une multitude d’enjeux urbains sous plusieurs facettes, les enjeux urbains sont principalement étudiés dans les facultés et les écoles de génie que l’on retrouve dans la majorité des universités nationales. La plupart d’entre elles sont dotées de départements ou de collèges qui dispensent des programmes généraux de 1er cycle en architecture ou en génie civil. Une bonne proportion de ces établissements offre en plus des programmes de génie de 2e et de 3e cycle qui comportent généralement une majeure dans un domaine spécifique comme les infrastructures, les bâtiments, les matériaux, ou l’environnement au sens large. C’est le cas par exemple de la Chiba University où le Department of Urban Environment System offre des programmes à tous les cycles suivant les quatre axes de recherche suivants : planification et design urbain, génie des infrastructures urbaines, génie de l’environnement urbain et génie de l’information urbaine. Au Department of Urban Management de la Kyoto University, on réfléchit sur les façons d’améliorer l’environnement urbain dans les villes japonaises. La Kagoshima University offre une maîtrise en environnement résidentiel, tandis que la Kumamoto University propose des programmes de maîtrise et de doctorat en architecture et en génie civil dont l’accent est mis sur la planification environnementale urbaine, sur la culture urbaine et sur les structures et les matériaux de construction. Quant à la Saga University, elle dispense un programme de maîtrise spécialisé en design architectural et en planification urbaine. Enfin, au Mumoran Institute of Technology, il est possible de s’inscrire à des programmes de 2e et de 3e cycle qui comportent une spécialisation en génie de l’environnement urbain et régional.

Comme le pays est souvent aux prises avec des catastrophes naturelles, les questions de sécurité urbaines sont largement étudiées. À la Iwate University, le Research Centre for Regional Disaster Management s’est donné pour objectif de clarifier les mécanismes des catastrophes naturelles propres à la région telles que les tremblements de terre, les activités volcaniques, les glissements de terrain, les tsunamis et les inondations afin de développer des méthodes de gestion adaptées.

À la Ibrariki University, les mots d’ordre au Department of Urban and Civil Engineering sont sécurité, environnement et confort. Les recherches mettent l’accent principalement sur le développement d’infrastructures urbaines robustes, mais suffisamment flexibles pour pouvoir résister aux fréquents tremblements de terre. Au Kyushu Institute of Technology, on a développé des programmes d’études supérieures en design de l’infrastructure urbaine dans une perspective de prévention des catastrophes naturelles. Enfin, quant à la Kobe University, outre ses programmes de 2e et de 3e cycle en architecture, on y retrouve le Research Centre for Urban Safety and Security dont les recherches tentent de contribuer à la construction d’une société urbaine plus sécuritaire. 

Sur le plan régional, mentionnons que la Gifu University abrite un Department of Regional Studies qui offre un programme de cycle supérieur en politiques régionales. Ses principaux sujets d’intérêt sont les municipalités, la planification urbaine, les politiques de transport, les politiques environnementales et les plans régionaux de revitalisation industrielle et sociale. On y retrouve aussi le Centre for infrastructure Asset Management Technology and Research tandis que la Hiroshima University abrite le Regional Economic Research Centre dont les enjeux portent sur la décentralisation économique régionale, les réformes administratives et fiscales à l’échelle locale, la promotion des industries locales et la coopération et l’innovation à l’échelle régionale. La Toyohashi University of Technology offre un programme de maîtrise dont une division se spécialise en design et en planification régionale. De plus, on y retrouve le Centre for Collaborative Regional Planning and Design. Enfin, à la University of Tsukuba, le College of Policy and Planning Sciences offre un programme en génie avec une majeure en planification urbaine et régionale.

En terminant, mentionnons que la National Graduate Institute for Policy Studies offre des programmes de maîtrise en politiques urbaines et en politiques régionales. Cette institution abrite l’Institute for Comparative Studies in Local Governance, un institut qui s’intéresse aux différents systèmes de gouvernance locale au Japon et plus largement en Asie.

Extrême-Orient russe

Jusqu’à tout récemment, le système d’éducation supérieure russe ne faisait pas la distinction entre les programmes gradués et non gradués de sorte que les diplômes dispensés par les universités étaient difficilement compatibles avec ceux des modèles européen ou américain. En 2007, cette situation a changé grâce à l’introduction graduelle d’un système d’éducation supérieure à deux niveaux. En 2008, on recensait 660 universités d’État et environ 474 universités opérées par les autorités locales ou régionales ou encore par des organisations publiques, privées ou religieuses. Leur nombre va décroitre vu une politique ministérielle visant à fusionner ou liquider les plus petites institutions. Il est difficile d’obtenir de l’information sur les programmes de formation étant donné que la plupart des sites internet des universités ne sont pas traduits en anglais ou le sont insuffisamment.

De façon générale, les études urbaines sont principalement abordées selon une perspective d’administration publique. Plusieurs institutions offrent des programmes de formation en administration municipale. Le programme offert par le département de gestion de la Kamchatka State Technical University apparaît comme étant le plus complet en la matière. La gestion des enjeux urbains y est abordée sous une multitude de facettes. La Khabarovsk State Academy of Economics and Law, la Pacific State University of Economics, la Kostroma State Technological University, la Far Eastern State University, de même que la Vladivostok State University of Economics and Services offrent toutes des programmes d’études en administration municipale. C’est aussi le cas de l’Open University de la Far Eastern National University qui dispense en plus un programme d’étude en droit municipal tout comme c’est le cas à la Modern University for the Humanities. Quant à la Komsomolsk-On-Amur State Technical University, son Department of Social Work and Public Municipal Administration offre un programme spécialisé en administration municipale qui met l’accent sur les interactions entre les citoyens et les administrations locales.

Les enjeux urbains sont également abordés sous un angle technique. Par exemple, à la Far Eastern State Transport University, l’Institute of Transport Construction offre des programmes de formation aux cycles supérieurs dans divers domaines techniques tels que la construction de bâtiments et d’infrastructures de transport ainsi que la gestion des systèmes d’aqueduc et sanitaires. L’Université de Iakoutsk propose un programme de génie en gestion et en construction urbaine.

Les centres de recherche s’intéressant aux enjeux urbains sont très peu nombreux. Outre des programmes de 1er et de 2e cycle en architecture et en planification urbaine, on conduit quelques projets de recherche sur des enjeux variés à la Pacific National University, tandis qu’à la Far Eastern State Technical University, on retrouve le Building Institute, qui offre une spécialisation en construction urbaine. Enfin, soulignons la présence, à Iakoutsk, du Permafrost Institute, une branche de la Russian Academy of Sciences, où l’on mène des projets de recherche sur la construction d’infrastructures en zones de pergélisol, c’est-à-dire là où le sol est gelé en permanence, soit une caractéristique propre de l’Extrême-Orient russe.

  • Références

Les références mentionnées ici ne visent pas l’exhaustivité, mais présentent plutôt quelques écrits datant des dernières années portant sur les enjeux urbains dans les pays et les régions concernées par la présente étude. 

Livres et chapitres de livre

Aveline, Natacha (2003). La ville et le rail au Japon, l’expansion des groupes ferroviaires privés à Tokyo et Osaka, Paris : Éditions CNRS.

Aveline, Natacha (2004). « Le chemin de fer, vecteur structurant de recentrage urbain à Tokyo », dans Corinne Siino, Florence Laumière et Frédéric Leriche (eds), Métropolisation et grands équipements structurants, Toulouse : Presses universitaires du Mirail.

Besner, Jacques (2005). « Mutations urbaines contemporaines de la Chine », dans Frédéric Lasserre (dir.), L’éveil du dragon : les défis du développement de la Chine au XXIe siècle, Montréal : Presses de l’Université du Québec.

Bristow, Roger (2010). Planning in Taiwan: Spatial Planning in the Twenty-First Century, London: Routledge.

Gelézeau, Valérie (2003), Séoul, ville géante, citées radieuses, Paris : Éditions CNRS.

Jenks, Mike et Rod Burgess (2000). Compact Cities: Sustainable Urban Forms for Developing Countries, London : Spon Press.

Lin, George C. S. (2009). Developing China: Land, Politics and Social Conditions, London: Routledge.

Ma, Laurence J.C. (2005b). Restructuring the Chinese city: changing society, economy and space, New York: Routledge.

Molodikova, Irina et Alla Makhrova (2007). “Urbanization patterns in Russia in the post-Soviet Era”, dans Kiril Stanilov, The Post-Socialist City: Urban Form and Space Transformations in Central and Eastern Europe after Socialism, Netherlands: Springer.

Park, Albert (2008). “Rural-Urban Inequality in China”, dans Shahid Yusuf et Tony Saich (eds), China Urbanizes: Consequences, strategies, and Policies, Washington: The World Bank, p. 41-64.

Smith, David M. (1996). “The Socialist City”, dans Gregory Andrusz, Michael Harloe et Ivan Szelenyi, Cities after Socialism: Urban and Regional Change and Conflict in Post-Socialist Societies, Oxford: Blackwell Publishers.

Stanilov, Kiril (2007). The Post-Socialist City: Urban Form and Space Transformations in Central and Eastern Europe after Socialism, Netherlands: Springer.

Wu, Fulong (2007a). China’s Emerging Cities: The Making of New Urbanism, New York: Routledge.

Wu, Fulong (2007b). Urban Development in post-reform China, New York: Routledge.

Wu, Fulong et Chris Webster (2010). Marginalization in Urban China: Comparative Perspectives, London: Palgrave Macmillan.

Xiaowei, Zang (2007). Ethnicity and Urban Life in China: A Comparative Study of Hui Mulsims and Han Chinese, Lonbdon: Routledge.

Yusuf, Shahid et Tony Saich (2008). China Urbanizes: Consequences, strategies, and Policies, Washington: The World Bank.

Yusuf, Shahid et Kaoru Nabeshima (2006). Postindustrial East Asian Cities: Innovation for Growth, Banque mondiale, 368 p. 

Articles

Cervero, Robert et Jennifer Day (2008). “Suburbanization and transit-oriented development in China”, Transport Policy, vol. 15(5) : 315-323.

Chan Kam Wing et Li Zhang (1999). “The Hukou System and Rural-Urban Migration in China: Processes and Changes”, The China Quarterly, no 160 : 818-855.

Chen Haiyan, Beisi Jia et S.S.Y. Lau (2008). “Sustainable urban form for Chinese compact cities: Challenges of a rapid urbanized economy”, Habitat International, vol. 32 (1) : 28-40.

Cho, Jaeseong (2005). ‘’Urban Planning and Urban Sprawl in Korea’’, Urban Policy and Research, vol. 23 (2): 203-218.

Choi, Seong-Youn et Seong-Kyu Ha (2008). “Changing Demographics and housing Space Demand: The Case of Seoul Metropolitan Region in Korea”, Urban Policy and Research, vol. 26(3): 343-362.

Chou, Tsu-Lung et Jung-Ying Chang (2008). “Urban sprawl and the politics of land use planning in urban Taiwan”, International Development Planning Review, vol. 30(1): 67-92.

Deng, Xiangzheng, Jikun Huang, Scott Rozelle et Emi Uchida (2010). “Economic Growth and the Expansion of Urban Land in China”, Urban Studies, vol. 47(4) : 813-843.

Douglass, Mike (2000). “Mega-Urban Regions and World City Formation: Globalisation, the Economic Crisis and urban Policy Issues in Pacific Asia”, Urban Studies, vol. 37(12): 2315-2335.

Ducom, Estelle (2007). «Vieillissement et aménagement : le “laboratoire” japonais », Population et avenir, no 683 (mai-juin 2007).

Enoch, Marcus et Hideki Nakamura (2008). “Transport policy and organization in Japan”, Transport Review, vol. 28(2): 159-180.

Fang, Hai, Jie Chen et John Rizzo (2009). “Explaining Urban-Rural Health Disparities in China”, Medical Care, vol. 47(12): 1209-1216.

Hudalah, Delik, Haryo Winarso, Johan Woltjer (2007). “Peri-urbanisation in East Asia: A New Challenge for Planning?”, International Development Planning Review, vol. 29(4): 503-519.

Iimi, Atsushu (2005). “Urbanization and Development of Infrastructure in the East Asian Region”, JBICI Review, no 10: 88-109.

Jo, J.C. et S. Adler (2002). “North Korea planning: Urban changes and regional balance”, Cities, vol. 19(3): 205-215.

Kang, Myung-Goo (1998). “Understanding Urban Problems in Korea: Continuity and Change”, Development and Society, vol. 27(1): 99-120

Kim, Kwang Sik et John Dickey (2006). “Role of urban governance in the process of bus system in Seoul”, Habitat International, vol. 30(4): 1035-1046.

Lui, Meina, Zhang Qiuju, Lu Mingshan, Kwon Churl-Su et Quan Hude (2007). “Rural and Urban Disparity in Health Services Utilization in China”, Medical Care, vol. 45(8): 767-774.

Ma, Laurence, J.C. (2002). “Urban transformation in China, 1949-2000: a review and research agenda”, Environment and Planning A, vol. 34: 1545-1569.

Ma, Laurence J.C. (2005a). “Urban administrative restructuring, changing scale relations and local economic”, Political Geography, vol. 24: 477-497.

Ng, Mee Kam (1999). “Political economy and urban planning: a comparative study of Hong Kong, Singapore and Taiwan”, Progress in Planning, vol. 51(1): 1-90.

Ronald, Richard et Mee-Youn Jin (2010). ‘’Homeownership in South Korea : Examining Sector Underdevelopment’’, Urban Studies, mars 2010, p.1-22.

Seeborg, Michael C., Zhenhu Jin et Yiping Zhu (2000). “The new rural-urban labor mobility in China: Causes and implications”, Journal of Socio-Economics, vol. 29(1): 39-56.

Shen, Jianfa (2007). “Scale, state and the city: Urban transformation in post-reform China”, Habitat International, vol. 31(3-4): 303-316.

Shin, Hyun Bang (2009). “Property-based redevelopment and gentrification: The case of Seoul, South Korea”, Geoforum, vol. 40(5): 906-917.

Smith, David A. (2004). « Les villes mondiales en Asie orientale : analyse empirique et conceptuelle », Revue internationale des sciences sociales, no 181, p. 447-461.

Sicular, Terry, Yue Ximing, Bjorn Gustafsson et Li Shi (2007). “The Urban-Rural Income Gap and Inequity in China”, Review of Income and Wealth, Vol. 53(1): 93-126.

Wu, Harry X. et Li Zhou (1996). “Rural-to-Urban Migration in China”, Asian-Pacific Economic Literature, Vol. 10(2): 54-67.

Rapports, documents et actes de communication

Ducom, Estelle (2008). «Quand les processus s’inversent : étalement et désétalement urbains au Japon, manifestation et enjeux », Papier présenté au Colloque international d’Orléans,Orléans, septembre 2007.

Gao, Lu (2010).  “Achievements and Challenges: 30 Years of housing Reforms in the People’s Republic of China ”, Asian Development Bank, ABD Economics Working Paper, No. 198.

Gelézeau, Valérie (2008a). « Corée du Nord », Encyclopeadia Universalis.

Gelézeau, Valérie (2008b). « Corée du Sud », Encyclopeadia Universalis.

Huang, Yukon et Alessandro Magnoli Bocchi (2009). Reshaping Economic Geography in East Asia, Washington: World Bank.

Laquian, Aprodicio A. (2006). “People’s Republic of China”, in Brian Roberts et Trevor Kanaley (eds), Urbanization and Sustainability in Asia: Case Studies and Good Practices, Manila: Asian Development Bank.

Murao, O. (2008). “Case Study of Architecture and Urban Design on the Disaster Life Cycle in Japan”, Papier présenté dans le cadre du 14th World Conference on Earthquake Engineering: Innovation Practice Safety.

Oswalt, Philipp (2005). Shrinking Cities in Japan, Vol 1: International Research, Ostfildern-Ruit: Hatje Cantz.

Park, Sam Ock (2009). “A history of the Republic of Korea’s industrial structural transformation and spatial development”, dans Yukon Huang et Alessandro Magnoli Bocchi (Eds), Reshaping Economic Geography in East Asia, Washington: World Bank.

Pelletier, Philippe (2008). « Japon : géographie », Encyclopaedia Universalis.

Zhao, Zhong (2003). Rural-Urban Migration in China – What Do We Know and What Do We Need to Know?, Papier présenté au China Center for Economic Research,  Pekin University, mai 2003.

Sites Internet
Country Studies
Perspective Monde
The World Factbook
UN-Habitat
UnStats
World Urbanization Prospects

 

Dernière mise à jour du site www.vrm.ca : 8 septembre 2010