L’éco-gentrification

La notion de durabilité fait maintenant partie intégrante de la rhétorique et des interventions de développement urbain. Dans cette perspective, la création de jardins communautaires, la revitalisation des cours d’eau, l’implantation de réseaux de transport durable, la requalification des parcs et des terrains vagues ainsi que la décontamination des terrains industriels s’ancrent dans un répertoire d’actions mises en œuvre par les villes, les promoteurs et les citoyens. Or, certains chercheurs observent qu’un processus de gentrification accompagne certaines interventions vertes mises en œuvre par les municipalités, les promoteurs ou les citoyens. Ce processus est tour à tour désigné comme étant de la gentrification écologique (Dooling, 2009), de l’éco-gentrification (Quastel, 2009), de la gentrification environnementale (Checker, 2011) ou de la gentrification verte (Gould & Lewis, 2012).

Théories de changement de comportements appliquées au transport

Le transport touche à toutes les sphères du développement durable : économique, sociale et environnementale. Dans une optique de réduction des effets négatifs associés au transport, plusieurs solutions sont envisagées pour réduire l’utilisation de l’automobile. En effet, le choix du mode de transport est, la plupart du temps, une habitude. Puisqu’il s’agit d’une habitude, il est très difficile d’inciter à un changement de comportement chez l’individu puisque plusieurs barrières psychologiques et environnementales sont présentes.