Ruelle verte de Villeray (Montréal)

Photo: Valérie Vincent

Villes, climat et inégalités

Les ruelles vertes de Montréal : disparité spatiales et variations

Décembre 2022

Thi-Thanh-Hiên Pham, professeure en études urbaines (UQAM), Ugo Lachapelle, professeur en études urbaines (UQAM),  Basile Mangiante, étudiant au Bac (McGill), Alexandre Rocheleau, étudiant à la maîtrise en études urbaines (UQAM)

Introduction

La création de ruelles vertes est un élément courant des programmes de durabilité des gouvernements municipaux (Brazeau-Béliveau et Cloutier, 2021; Newell et al., 2013). Repensées comme infrastructures vertes, les ruelles s’imposent aujourd’hui comme adaptations aux changements climatiques en réglant plusieurs problèmes environnementaux (îlots de chaleur, débordements de réseaux d’égouts, pollution de l’air) et en permettant d’améliorer la santé publique, la sécurité et la vie sociale urbaine (Bowler et al., 2010; Seymour et al., 2010; Sidebottom et al., 2018).

La recherche sur l’emplacement et les caractéristiques physiques des ruelles vertes est lacunaire en Amérique du Nord. Seules quelques études montrent que la conception, l’utilisation et la perception des ruelles varient selon la ville et le groupe d’intervention (Newell et al., 2013; Reeves-Latour, 2017; Seymour et al., 2010). Évaluer la distribution spatiale, la diversité et le nombre de caractéristiques physiques des ruelles vertes (morphologie des ruelles, verdissement, gestion de l’eau, sécurité routière, etc.) nous permettra de comprendre les variations locales dans cette pratique du verdissement.

Le cas de Montréal (Canada) est intéressant en raison de la grande diversité et de la quantité de ruelles vertes, mais aussi parce que la ville fut précurseur en la matière, la première ruelle verte ayant été reconnue officiellement en 1995 (REQ, 2018). Nous définissons les questions de recherche suivantes :

Quelle est la distribution spatiale des ruelles vertes à Montréal et comment varie-t-elle selon les arrondissements et les caractéristiques sociodémographiques des quartiers?

Quels sont les déterminants du nombre de caractéristiques des ruelles vertes?

État de l’art de la littérature

Conceptualiser les programmes de verdissement des ruelles en Amérique du Nord

Il n’existe pas d’études recensant les ruelles vertes et leurs définitions aux États-Unis. Newel et ses collègues (2013) font cependant état de huit villes ayant un programme de ruelles vertes aux États-Unis. Au Québec, on trouve de tels programmes dans trois villes. Trois-Rivières mène un programme gérant environ 50 ruelles vertes. À Québec, une quinzaine de ruelles vertes sont sous la responsabilité de l’organisme Nature Québec (Brazeau-Béliveau et Cloutier, 2021). Enfin, le programme Ruelles vertes de la Ville de Montréal s’occupait d’environ 500 ruelles vertes en 2021.

Notre étude s’appuie sur un corpus de littérature et un ensemble de concepts relatifs aux programmes de ruelles vertes en Amérique du Nord, incluant l’infrastructure verte, la revitalisation urbaine, ou encore la citoyenneté active et d’autres formes de partenariats. Nous incluons également la littérature sur la distribution urbaine inégale des espaces verts et des projets de verdissement.

Premièrement, les programmes de végétalisation de ruelles s’inscrivent dans le cadre du verdissement urbain, qui vise à transformer les ruelles en infrastructures vertes et à y assurer la fourniture de services écosystémiques (Sadeghi et al., 2019; Wolch et al., 2010). Les services écosystémiques de prédilection dans les programmes de ruelles vertes incluent la réduction des îlots de chaleur, la gestion des eaux pluviales et l’amélioration de la biodiversité (Ellis et al., 2013; Seymour et al., 2010).

Deuxièmement, la plupart des programmes de ruelles visent aussi à revitaliser les quartiers à travers l’amélioration de la marchabilité et de la sécurité routière, ainsi que la création d’espaces pour les enfants (Sidebottom et al., 2018; Zhao, 2013). Cependant, les niveaux de revitalisation varient d’une ville à l’autre : parmi les villes documentées par Newell et ses collègues (2013), on compte moins de programmes municipaux visant à améliorer la santé publique, la vie sociale et l’embellissement. Cela pourrait être dû aux emplacements des ruelles et aux besoins des résidents et résidentes.

Troisièmement, les programmes de ruelles vertes en Amérique du Nord sont majoritairement élaborés dans le cadre de partenariats entre la population locale, le personnel municipal (Newell et al., 2013; Wolch et al., 2010) et parfois des entreprises environnantes et membres du milieu universitaire (Ellis et al., 2013). Le soutien financier municipal aux organisations de quartier n’est donc pas toujours présent dans ces programmes. Ce type de gouvernance est de plus en plus courant dans les projets d’infrastructures vertes, dont les principes fondamentaux sont les interventions écologiques et engagements locaux, le développement et l’entretien individuel ou communautaire, ainsi que les réponses aux besoins locaux (Jerome et al., 2017).

Répartition inégale des espaces verts urbains et des pratiques de verdissement

La répartition, l’aménagement et la gestion des ruelles vertes ne sont pas seulement déterminés par le cadre bâti de la ville, mais aussi par un ensemble de facteurs sociaux. Le programme de ruelles vertes étant ici appréhendé comme programme de verdissement, nous mobilisons la littérature sur ce sujet pour comprendre la répartition, l’aménagement et la qualité des ruelles vertes de Montréal. De nombreuses études montrent que les espaces verts urbains sont distribués de manière inégale, au détriment des quartiers à faible statut économique ou à forte présence de groupes minoritaires, soulevant ainsi d’importantes préoccupations autour de la justice environnementale, notamment dans les villes nord-américaines (Boone et al., 2009; Grove et al., 2014; Heynen, 2006; Pham et al., 2012). De multiples facteurs contribuent à ces répartitions inégales, qu’il s’agisse de la forme urbaine (densité de la population, types de logements, présence de trottoirs, etc.), du profil socioéconomique et démographique, ou encore de la mobilisation du quartier ou des politiques publiques (Conway et al., 2011; Landry et Pu, 2010; Pham et al., 2013, 2017).

Similairement, la répartition des programmes de verdissement et de revitalisation varie aussi selon les niveaux socioéconomiques, les projets ayant tendance à être plus concentrés dans les quartiers aisés, éduqués et blancs (Anguelovski et al., 2020; Goodling et Herrington, 2015). Ensemble, ces facteurs rendent les résultats des programmes de verdissement très inégaux. Le verdissement urbain étant devenu une nécessité et un domaine de pratique en pleine expansion dans les vingt dernières années (Angelo, 2019), il est urgent de mieux comprendre les dynamiques spatiales des programmes, ce qui est l’un de nos objectifs ici.

Cas, méthode et données de la recherche originale

Le programme Ruelles vertes de la Ville de Montréal poursuit cinq objectifs : verdir; promouvoir la socialisation et l’inclusion; promouvoir la mutualisation et l’échange de services et de connaissances; offrir une mobilité plus durable; réduire l’écoulement des eaux. Un projet de ruelle verte doit émaner de la population riveraine et être mené par elle, selon quatre étapes distinctes (REQ, 2018). Ces tâches peuvent être perçues comme contraignantes pour les personnes ayant de peu de temps disponible et de compétences organisationnelles.

Notre analyse se base sur les 341 ruelles vertes officiellement reconnues par la Ville de Montréal en mai 2020, moment où nous avons planifié la collecte de données.

Une grille d’évaluation a été construite en se basant sur 1) la littérature et des preuves documentées ailleurs, 2) les caractéristiques du programme Ruelles vertes, 3) nos premières visites sur le terrain et 4) la réglementation des ruelles par la Ville. Les 45 items de cette grille ont été séparés en sept catégories : morphologie des ruelles, verdissement, gestion de l’eau, sécurité routière, appropriation par la population du quartier, signalisation officielle et présence des résidents et résidentes au moment de l’observation.

Pour visualiser la distribution des ruelles vertes, nous avons utilisé une carte des aires de diffusion (AD) de recensement, superposant les polygones des ruelles vertes à cette carte pour calculer trois indicateurs de ruelles vertes au niveau des AD (présence d’au moins une ruelle verte, nombre et longueur totaux des ruelles vertes). Nous avons ensuite effectué une régression logistique utilisant un indicateur, soit la présence d’une ruelle verte dans une aire de diffusion. Les variables qui peuvent expliquer la probabilité d’avoir une ruelle verte incluent la densité de population (quartile), le revenu médian (quartile), l’âge médian, le pourcentage de titulaires de diplômes universitaires, de locataires, de personnes récemment immigrées, de minorités visibles, et le nom des arrondissements.

Ensuite, nous avons identifié les caractéristiques communes aux ruelles vertes, puis procédé à une évaluation de la qualité à l’aide de scores permettant de relever les variations globales des ruelles vertes. Enfin, nous avons utilisé une régression (par moindres carrés ordinaires) afin d’évaluer les variations du score global des ruelles vertes.

Résultats

Distribution spatiale et déterminants de l’emplacement des ruelles vertes

Les 341 ruelles vertes de Montréal sont réparties dans onze arrondissements et se concentrent majoritairement dans le centre de la ville. Les statistiques descriptives de deux indicateurs (longueur et nombre de ruelles par AD) révèlent des différences importantes entre les arrondissements. Rosemont–La-Petite-Patrie compte le plus grand nombre de ruelles vertes (92), Lachine et Saint-Léonard en ont le moins (une chacun). Des tendances similaires sont observables dans la longueur totale des ruelles vertes. La valeur médiane du nombre de ruelles vertes est de zéro pour tous les arrondissements, suggérant que plus de la moitié des aires de diffusion ne contiennent aucune ruelle verte.

Trois raisons peuvent expliquer ces différences substantielles dans la présence des ruelles vertes entre les arrondissements. Premièrement, les ruelles à Montréal n’existent que dans certaines formes urbaines développées entre 1840 et 1950 (Robert, 2015). En règle générale, les arrondissements du centre et du sud de Montréal (majoritairement construits avant la Seconde Guerre mondiale) ont tendance à avoir plus de ruelles que les arrondissements plus récents. Deuxièmement, depuis 2002, les arrondissements sont régis par un système politique complexe comprenant le conseil municipal, les conseils d’arrondissement et les mairies d’arrondissement (Anderson et McGregor, 2018). Selon les allégeances politiques, la gestion, la planification et le financement des services locaux varient considérablement (Collin et Robertson, 2005). Enfin, les propositions de ruelles vertes par la population résidentielle de Montréal sont traitées selon trois combinaisons d’acteurs : uniquement par l’arrondissement concerné, par une coordination partagée entre l’arrondissement et l’écoquartier local, ou par un partenariat entre l’arrondissement et d’autres programmes de financement. Cette diversité peut entraîner une variation dans la coordination et l’approbation des projets.

Ensuite, nous avons observé les déterminants sociodémographiques de la présence de ruelles vertes dans chaque AD à travers deux modèles : le pourcentage de personnes récemment immigrées et le pourcentage de minorités visibles. Les deux modèles donnent des résultats similaires; le deuxième modèle possède cependant un R2 légèrement supérieur.

Les deux modèles de régression montrent que les ruelles vertes sont plus fréquemment présentes dans les zones à forte densité. Pourtant, même après avoir contrôlé la densité de population, certaines inégalités dans l’accès aux ruelles vertes s’observent dans la régression. Les zones à revenu moyen et celles comptant un plus grand nombre de titulaires de diplômes universitaires ont tendance à avoir une probabilité accrue d’obtenir une ruelle verte. En revanche, les zones peuplées de personnes récemment immigrées et de minorités visibles ont tendance à être moins susceptibles de résider dans des ruelles vertes. Cela peut être dû à trois raisons.

Tout d’abord, les ménages aisés, éduqués et disposant d’un capital social plus élevé peuvent être plus intéressés par des projets augmentant les services écosystémiques de leur quartier, et sont donc plus facilement mobilisables pour un projet de ruelle verte. Deuxièmement, étant donné qu’un tel projet doit émaner d’un mouvement citoyen, ces mêmes ménages sont plus susceptibles de savoir comment développer une proposition et la faire accepter, ce qui corrobore les constats de Brazeau-Béliveau et Cloutier (2021) dans le programme Ruelles vertes à Québec. Troisièmement, les ruelles vertes à Montréal étant promues comme un élément positif de la qualité de vie locale par les médias, l’administration et les politiques de la Ville, il est possible que leur présence augmente à long terme la valeur des logements des quartiers, qui deviennent alors moins accessibles pour les populations à faible revenu. Il s’agit d’une relation bidirectionnelle entre la présence des ruelles vertes et la valeur des logements.

Scores des ruelles vertes et leurs déterminants

Les ruelles vertes sont généralement entourées de bâtiments de deux et trois étages (91,5 %), les autres sont situées derrière des tours d’habitation (6,2 %) ou des maisons unifamiliales (2,3 %). Les caractéristiques les plus observées (88 %) sont la présence de buissons et de plantes grimpantes dans la ruelle, d’arbres dans les arrière-cours environnantes, d’un puits d’évacuation des eaux usées et de jardinières. Dans l’ensemble, les caractéristiques de la verdure sont plus courantes que les dispositifs visant la gestion de l’eau, la sécurité routière ou l’appropriation. Étonnamment, les trois dernières caractéristiques (parrainées et réalisées par la Ville), qui sont les aspects les plus avantageux de la demande d’un statut officiel de ruelle verte, ne sont pas les plus couramment observées dans notre étude. C’est notamment le cas de la gestion de l’eau, et plus particulièrement des zones perméables. Nos résultats contrastent en ce sens avec l’étude de Newell et ses collègues (2013) sur les programmes de ruelles vertes aux États-Unis, où la gestion de l’eau était la caractéristique la plus importante.

Exemples de ruelles vertes dans le Programme Ruelle Verte de la Ville de Montréal avec des caractéristiques contrastées

Photos: Alexandre Rocheleau

Presque tous les arrondissements ont des scores significativement plus bas que l’arrondissement de référence (Rosemont–La Petite-Patrie). Notre régression montre que la morphologie de la ruelle est effectivement significative, comme l’a souligné une étude antérieure (Seymour, Reynolds et Wolch, 2010). Le fait qu’une ruelle verte ait reçu une deuxième phase d’amélioration affiche une relation positive forte avec le score des caractéristiques de la ruelle. Cela souligne l’importance de la procédure d’entretien subventionnée par la Ville, en particulier dans les ruelles plus anciennes, parfois laissées sans entretien en raison de la perte d’intérêt ou de la rotation de la population résidente.

En outre, les bâtiments adjacents plus grands et les ruelles en forme de I sont associés à des scores globaux plus faibles, tandis que les ruelles avec des arrière-cours adjacentes plus profondes ont des scores plus élevés. Par rapport aux ruelles où se trouvent des maisons unifamiliales, les bâtiments de quatre étages ou plus sont associés à un score plus faible. Enfin, le fait de disposer d’un plus grand nombre de zones perméables et de bancs est associé à un score plus élevé, tandis que le nombre de stationnements en arrière-cour est associé à un score plus faible.

Projets de verdissement : risque de « gentrification verte »?

Le manque considérable de ruelles vertes dans les quartiers à faible revenu soulève des préoccupations quant au manque d’espaces verts de qualité accessibles aux populations défavorisées. Des recherches antérieures au Canada et aux États-Unis ont montré des disparités similaires, notamment concernant les plantations d’arbres (Conway et al., 2011) ou la création de noues végétalisées (Goodling et Herrington, 2015). Cela suggère que les programmes communautaires ou citoyens peuvent aggraver les inégalités environnementales à l’échelle locale. Par ailleurs, il existe de plus en plus de preuves des impacts négatifs de l’écologisation sur les populations marginalisées ou vulnérables dans les villes post-industrialisées, ce que l’on appelle la « gentrification verte » (Gould et Lewis, 2017). Lorsque les préoccupations relatives à l’accès au logement sont ignorées, les projets de verdissement peuvent entraîner le déplacement physique des entreprises traditionnelles et des ménages à faible revenu (Goossens et al., 2020) et également miner le sentiment d’appartenance des ménages résidents de longue date (McClintock, 2018). Bien qu’il soit pour le moment trop tôt pour savoir si le programme de ruelles vertes à Montréal est une forme de gentrification verte, il est important de prêter attention aux politiques de verdissement (Stehlin et Tarr, 2017) afin d’éviter les augmentations involontaires des loyers et le déplacement des ménages défavorisés. L’écologisation des quartiers à faible revenu doit ainsi se faire de concert avec d’autres politiques publiques, comme la protection de l’accès aux logements publics et abordables.

Conclusion

Pour conclure, notre analyse montre que les arrondissements à revenu moyen ou élevé, avec une population plus jeune ayant un niveau d’éducation plus élevé, ont tendance à avoir plus de ruelles vertes. À l’inverse, les lieux ayant plus d’immigrantes et d’immigrants récents, de minorités visibles et de familles disposent généralement de moins de ruelles vertes. Ces disparités sont perceptibles, même après avoir pris en compte la densité de population. Une planification stratégique des ruelles vertes s’avère nécessaire afin d’assurer la connectivité de ces infrastructures vertes, d’augmenter la fourniture des services écosystémiques et de bien répondre aux besoins sociaux (Buijs et al., 2019).

Des études qualitatives du processus menant à l’aménagement des ruelles vertes, comprenant des entretiens avec des personnes résidentes, des fonctionnaires de la ville et des gestionnaires de programmes, pourraient permettre de préciser certaines de nos conclusions. Des recherches futures seront nécessaires pour comprendre la perception, l’utilisation et l’implication dans l’entretien des ruelles vertes par les personnes qui y habitent. Dans le cadre de notre projet plus large, nous prévoyons de faire un sondage auprès des résidentes et résidents ayant une ruelle verte pour aborder ces questions.

Alors que les projets de ruelles vertes se multiplient rapidement depuis le début de la pandémie (Ouellette-Vézina (La Presse), 2020), il est urgent de considérer les écarts dans la distribution sociospatiale et la qualité des ruelles vertes. Envisager le verdissement urbain dans ses dimensions écologiques et politiques semble justifié pour permettre une ville verte et juste.

Pour citer cet article

Pham, TTH., Lachapelle, U., Mangiante, B., Rocheleau, A. (2022). Les ruelles vertes de Montréal : disparité spatiales et variations. Dans Répertoire de recherche Villes, climat et inégalités. VRM – Villes Régions Monde. http://www.vrm.ca/les-ruelles-vertes-de-montreal-disparites-spatiales-et-variations

Texte source

Pham, T.-T.-H., Lachapelle, U., Rocheleau*, A. (2022). « Greening the Alleys: Socio-Spatial Distribution and Characteristics of Green Alleys in Montréal ». Landscape and Urban Planning, 226, 104468

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