Cet ouvrage collectif est issu d’un colloque organisé par l’Institut pour la ville en mouvement (IVM). Cette rencontre, rassemblant des chercheurs de diverses provenances et s’intéressant à la mobilité, a eu lieu en 2004 sur le thème « Faire la ville des flux ». L’écologie urbaine, concept initialement utilisé par les chercheurs de l’École de Chicago, fait l’objet de diverses interprétations. Dans le présent ouvrage, les auteurs utilisent l’écologie urbaine pour désigner l’étude des relations que les citadins entretiennent avec le milieu urbain, notamment au moyen de la consommation, des interactions et des pratiques sociales. Allant au-delà de la conception de la ville utilisée par les chercheurs de l’École de Chicago, les auteurs étudient la ville de l’individualisation radicale et de la mobilité généralisée et permanente. La mobilité constitue effectivement une composante déterminante des transformations urbaines. C’est à ce nouveau rapport des citadins à la ville et aux manières d’investiguer ce rapport que les auteurs s’intéressent. Le premier et le dernier chapitre portent sur cette transformation sociale majeure liée à la mobilité et à l’individualisation qui tendent à produire une nouvelle écologie urbaine. L’étude des équipements lourds de mobilité, comme les trains à grande vitesse, permettent d’appréhender les flux qui s’organisent dans les villes sous le coup de l’accession à une plus grande mobilité ; c’est sur quoi les deuxième et troisième chapitres portent. Seulement, la mobilité et les flux ne sont pas qu’une question d’équipements. Aussi, un intérêt pour les relations entre les individus constitue une clef importante pour la compréhension de la nouvelle écologie urbaine. Les chapitres traitant des cas de Times Square et du Plan de Campagne aux abords de Marseille permettent de saisir ces relations en analysant deux lieux de mobilité et d’interaction intenses. Enfin, l’ouvrage accorde une attention particulière aux penseurs de la ville, aux outils intellectuels mis sur pied pour répondre à la ville des flux. C’est dans cette optique que sont étudiés les cas de Tokyo, ville rhizome, et du quartier de Westerdock à Amsterdam. Finalement, le dernier chapitre signé par Jean Rémy aborde la question de l’automobilité dans la ville. Cette dernière partie ne se veut cependant pas une réflexion sur l’automobilisme ou encore sur l’automobile, mais bien sur la capacité à se déplacer dans la ville avec un « outil de déplacement individuellement appropriable » (p.255).
Avertissement Penser la ville des flux Les villes espagnoles saisies par la grande vitesse ferroviaire : stratégies et projet Faire la ville avec les nœuds de réseaux ? Les deux Times Square Urbaniser le mouvement ? Flux et interactions Gérer les espaces intenses : le town centre management britannique et belge Vers un nouveau modèle de « maîtrise de l’usage » ? La ville fibre Morphologie, modernité et ville rhizome : une analyse du quartier Westerdok Amsterdam L’automobilité sans l’automobile. Anatomie d’un « phénomène social total »
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Dernière mise à jour du site www.vrm.ca : 14 mai 2013
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