Ce court ouvrage présente et définit la profession d’urbaniste (ses rôles, ses tâches et ses influences) des premiers balbutiements de la profession au XIXe siècle, aux grands changements dans la définition, la pratique et les enjeux de l’urbanisme au cours du XXe siècle. Il effectue également une mise en contexte toute québécoise de ce qu’est la profession d’urbaniste dans la province. La pertinence de ce questionnement sur la profession d’urbaniste vient de la difficulté remarquée à définir ce qu’est l’urbanisme, tout comme son objet de recherche, de savoir et d’intervention : la ville. L’urbaniste, professionnel du phénomène urbain, est un organisateur et un correcteur rationnel de la ville. Il se différencie de ses collègues des sciences humaines car il fait plus que cerner, explorer et documenter le fait urbain. Il réfléchit son devenir par ses interventions d’organisation de la ville. En tant qu’urbaniste, il est cependant soumis aux transformations de la ville, à ses changements perpétuels (notions de ville et de banlieues) et à ses requalifications (ville, métropole, agglomération). Conséquemment, il voit sa profession redéfinie continuellement à cause des changements que connait son champ d’action. Le premier chapitre de l’ouvrage couvre les débuts de l’urbanisme au XIXe siècle, au moment où la ville se développe rapidement et sans aucune planification en raison de l’industrialisation, ce qui cause de nombreux problèmes urbains (insalubrité, entassement, congestion, taudis, etc.). Ici sont nommés quelques grandes figures de l’urbanisme de l’époque : Cerda, Haussmann, Le Corbusier et plus récemment Jane Jacobs et leurs legs à la discipline et à la profession. Le deuxième chapitre se penche sur l’histoire de la profession et de la pratique urbanistique au Québec au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Il présente entre autres les institutions universitaires québécoises pionnières en urbanisme et le parcours de l’auteur de l’ouvrage. Le troisième chapitre précise les méthodes de formation en urbanisme au Québec, la structure des programmes de premier, deuxième et troisième cycle universitaire, les expertises requises dans les formations et les emprunts disciplinaires, ainsi que le rôle, l’importance et la pertinence de l’appartenance à l’ordre professionnelle des urbanistes. Le chapitre quatre de l’ouvrage explore les nouveaux enjeux, préoccupations et champs d’action de l’urbanisme. Les premières manifestations de l’urbanisation généralisée et de la nouvelle pensée globale mènent à la redéfinition du rôle et des moyens d’intervention des États nationaux, mais également des professionnels du fait urbain, entre autres les urbanistes. Le dernier chapitre de l’ouvrage revient sur la profession d’urbaniste au Québec, autant au niveau de la pratique qu’au niveau de la formation, qui connait depuis quelques années une très forte croissance. L’urbaniste, qui est à la fois universitaire, expert et intellectuel, par son travail d’intervention, a permis une meilleure organisation, utilisation et planification des villes québécoises. De son côté, l’évolution de l’urbanisme en tant que pratique professionnelle a rendu possible la mise en place et l’acceptation de nouvelles pratiques telles que la consultation et le débat public. Introduction Naissance et développement de l’urbanisme : jalons Lectures complémentaires |
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Dernière mise à jour du site www.vrm.ca : 8 septembre 2010 |
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