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Les grands projets immobiliers : territoires, acteurs et stratégies

Colloque organié par Paul LEWIS (Observatoire SITQ du développement urbain et immobilier, Université de Montréal) dans le cadre du 77e Congrès de l'ACFAS à l'Université d'Ottawa.

Lieu : Univeristé d'Ottawa
Date : 12 et 13 mai 2009
Salle : SMD-222

Cette page contient :

  1. Programme officiel du colloque
  2. Synthèse de l'événement

1. Programme officiel du colloque

Mardi 12 mai
Séance 1 : La ville et les grands projets : des espaces de dialogue
Présidence/animation : Paul LEWIS, Université de Montréal

09:00   Mot de bienvenue

09:15   Michel GARIÉPY, Université de Montréal, et Nohad EID, Université de Montréal
L'acceptabilité sociale des grands projets urbains est-elle prévisible? Une réflexion à partir de quatre cas montréalais

09:45   Suzanne CHANTAL, Ville de Montréal, et Nancy SHOIRY, Ville de Montréal
La ville et les grands projets : des espaces de dialogue – La place qu’occupe le logement

Un ensemble de grands projets redessine les quartiers montréalais. La Ville de Montréal travaille à la mise en place de partenariats avec les divers acteurs impliqués, pour créer des milieux de vie de qualité, diversifiés et complets. La présentation portera sur la place du logement dans l’espace de dialogue offert par les grands projets, de même que la vision de partenariat développé par la Ville. Pour situer l’importance des grands projets au chapitre de la livraison de logements, une mise en contexte sur la place qu’occupent les grands projets dans la production résidentielle à Montréal amorcera la présentation. L’adoption de la Stratégie d’inclusion de logements abordables et son acceptabilité par la majorité des intervenants montréalais facilitent le dialogue et les ententes pour développer une gamme diversifiée de logements. À l’aide d’exemples, la présentation exposera comment la Ville gère l’espace de dialogue pour en arriver à développer des partenariats et concrétiser des ententes entre les intervenants. Les défis que soulèvent la recherche de divers objectifs, l’engagement des intervenants sur une longue période, les contraintes de disponibilité des fonds publics et de viabilité des projets seront, entre autres, évoqués. Enfin, pour conclure, quelques éléments de réflexion sur les moyens et conditions à améliorer pour que l’espace de dialogue qu’amènent les grands projets se traduise pour la Ville en un important levier de renouvellement urbain.

10:15   Pause

 

10:30   Odile HÉNAULT, INRS
Grands projets urbains et design: le cas du projet Griffintown-Devimco à Montréal

Les villes contemporaines tablent de plus en plus sur de grands "projets urbains" pour revitaliser leurs friches portuaires et industrielles situées à proximité des centres-villes. Or quels sont les ingrédients essentiels à la qualité d’un projet urbain?
Montréal est reconnue par certains auteurs pour l’exemplarité de son processus de consultation publique. Cependant, ce processus, bien maîtrisé tant par les groupes de citoyens que par les promoteurs, n’accorde encore aujourd’hui que peu d’attention à la forme ou au design des lieux projetés. Malgré le sérieux du processus de consultation, lorsqu’utilisé de manière non partisane, le fait que le design y soit si peu présent constitue une véritable lacune (Sallette, 2005).
La communication examinera quelques grands projets urbains, européens et nord-américains, conçus au cours des 15 dernières années, à la lumière desquels il est possible d’analyser le projet Griffintown du promoteur Devimco. On tentera de dégager de ces projets les conditions gagnantes qui, bien que parfois difficiles à évaluer de manière quantitative, en assurent néanmoins le succès.
Le processus de consultation qui s’est tenu au printemps 2008 autour du projet de Griffintown sera examiné en référence à des travaux de recherche sur Montréal (Courcier, 2002; Garcia, 2006) ainsi qu’à des écrits portant sur des projets de promoteurs possédant certaines similarités avec la proposition Devimco (Fainstein, 2009; Carmona et al. 2002).

11:00   Florence DELMOTTE, Facultés universitaires Saint-Louis, et Michel HUBERT, Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles
Schémas directeurs et grands projets : une rupture dans l’action publique à Bruxelles

Depuis le XIXe siècle, l’histoire de Bruxelles peut être lue à travers celle de ses grands projets urbains et, pour nombre d’entre eux, leur inachèvement ou leur insuccès. On s’arrêtera surtout sur les grands projets privés et publics qui, au XXe siècle, visèrent à « moderniser » la ville, pour parachever son rôle de capitale de la Belgique unitaire et pour la rendre éligible au statut de capitale européenne et internationale. C’est en opposition à certains de ces projets que sont nées les luttes urbaines des années 1960 et 1970.
Nous nous proposons de revenir sur ces réactions et, surtout, sur leurs répercussions. L’on visera plus précisément à cerner comment certains grands projets ont conduit à une défiance à l’égard de toute transformation d’envergure et continue à marquer les grands projets en cours. Partant de plusieurs exemples, on s’interrogera ainsi sur les éléments de continuité et de rupture, quand les autorités cherchent à associer les Bruxellois à la conception de projets de réaménagement de grandes friches à travers un nouvel instrument d’action publique, le schéma directeur.
À travers le cas bruxellois, l’on entend donc creuser la question de la politique du grand projet comme espace de dialogue entre une ville et ses habitants. L’exposé se fondera, d’une part, sur une reconstruction historique et, d’autre part, sur un important travail d’enquête réalisé depuis 2006 autour de trois grands projets public/privé contemporains.

11:30   Synthèse

12:00   Dîner

Séance 2 : Les projets urbains de la CCN

14:00 - 17:00 Table ronde
Présidence/animation : Gérard BEAUDET, Université de Montréal

Mercredi 13 mai
Séance 3 : L'impact des grands projets sur la ville
Présidence/animation : Florence Delmotte, Facultés universitaires Saint-Louis

09:00   Mot de bienvenue

09:15   Thomas WERQUIN, Axe Culture, ET François DES ROSIERS, Université Laval
L’impact de la construction du nouveau siège social de Bell Canada sur la dynamique et les valeurs résidentielles de l’Île-des-Sœurs à Montréal

L’exposé présente une analyse de l’impact de la construction du nouveau siège social de Bell Canada sur la dynamique et les valeurs résidentielles de l’Île-des-Soeurs, à Montréal, où les bâtiments sont situés, à proximité de l’autoroute Bonaventure et du pont Champlain, où circulent 130 000 voitures chaque jour. Érigé en deux phases, le projet de $ 250 millions doit accueillir 4 000 salariés dans 84 000 m² de bureaux.
L’analyse mobilise deux types de données : dans un premier temps, le fichier des permis de construction de Montréal , qui rend possible une description de l’évolution de l’attractivité de l’île et quartiers périphériques, avant et après l’annonce du projet. Dans un second temps, nous avons exploité les données de la Chambre immobilière du Grand Montréal qui recense l’ensemble des transactions immobilières. En nous concentrant sur les maisons unifamiliales, nous avons mené une analyse hédonique dont l’objectif était de mesurer l’impact de la construction du nouveau siège social de Bell sur les valeurs résidentielles de l’Île-des-Sœurs, qui présente l’avantage de disposer de frontières naturelles.
L’annonce de ce projet majeur sur l’Île-des-Sœurs étant intervenue en octobre 2006, les données utilisées couvrent une période à cheval sur cette date stratégique qui a aussi bien fait naître des craintes de la part des habitants, qu’aiguisé l’appétit des spéculateurs. Nous pourrons ainsi comparer deux périodes, celle précédent l’annonce et celle la suivant.

09:45   Mario DUFOUR, MCCF, ET Nathalie HAMEL
Les grands projets et le patrimoine culturel

Tout projet de développement a des effets sur le patrimoine culturel et la façon dont les citoyens s’approprient leur milieu de vie. La communication a pour objectif de présenter les enjeux associés aux impacts sur le patrimoine culturel dans le cadre des projets de développement. Les impacts sur le patrimoine sont évalués soit dans le cadre des évaluations d’impact environnemental, soit par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et la Commission des biens culturels du Québec lorsque les projets touchent un bien culturel, qu’ils sont situés dans un arrondissement historique ou dans une aire de protection. La Commission évalue ces projets afin d’assurer la conservation du patrimoine et le développement durable. Dans le contexte de révision de la Loi sur les biens culturels, la Commission se fonde sur son expérience accumulée et sur le constat que le processus d’approbation d’un projet est parfois long et complexe, pour proposer l’adoption d’un outil efficace de gestion du changement, l’étude d’impact patrimonial. Réalisée au début du projet, cette étude permet d’identifier les ressources du patrimoine culturel, d’évaluer les impacts et de choisir des mesures d’atténuation, afin d’alléger le processus pour les promoteurs, en énonçant clairement les attentes des autorités responsables. Ce faisant, les développeurs pourront considérer le patrimoine culturel non plus comme une contrainte, mais comme un élément qui donne une valeur ajoutée.

10:15   Pause

10:30   Alexandre MALTAIS, Université de Montréal
Repeupler le centre-ville: l’aménagement des faubourgs du Vieux-Montréal entre intentions et interventions (1988-2008)

À partir du milieu des années 1980, l’administration municipale montréalaise entreprend de revitaliser l’arrondissement Centre et de stimuler le développement résidentiel sur son territoire. De grands espaces centraux en friche, les faubourgs du Vieux‐Montréal, constituent alors une opportunité de concrétiser ces objectifs. Plusieurs projets urbains sont élaborés de la fin des années 1980 à la fin des années 1990. S’ils ne connaissent le succès que tardivement, c’est à dire au début des années 2000, ils ont néanmoins permis la constitution de quartiers comptant une portion résidentielle significative. Dans cette communication, en prenant pour appui les documents de planification municipaux ainsi que nos analyses d’entretiens semi-directifs réalisés avec des promoteurs immobiliers et des représentants de l’administration municipale, nous montrerons comment les projets urbains mis en œuvre ont permis le repeuplement du centre‐ville de Montréal.

11:00   Julie CAILLIEZ, ULB, ET Vincent CALAY, Université libre de Bruxelles , Mathieu VAN CRIEKINGEN, Université libre de Bruxelles
Pressions immobilières et projets de ville. Perspective diachronique sur le quartier européen à Bruxelles

Notre communication envisage les grands projets immobiliers comme un levier important, quoique peu mis en avant, des processus contemporains de métropolisation. Elle s'appuie sur l'hypothèse de la consolidation de nouvelles pressions immobilières sur les territoires (les centres-villes, en particulier) en phase avec les changements intervenus au cours des années 1980 dans la configuration du régime de croissance des sociétés capitalistes avancées.
Dans ce cadre, notre communication porte sur l'espace où sont concentrés les sièges des institutions de l'Union Européenne installées à Bruxelles, soit le 'quartier européen'. Il s'agira de mettre dans une perspective diachronique les articulations changeantes entre d’une part les développements immobiliers dans ce quartier et d’autre part, les projets de ville, depuis la fin des années 1950 jusqu'au récent Plan de Développement International (2007), et ce de manière à évaluer la nature des changements des pressions immobilières exercées sur l'espace urbain. Nous envisagerons notamment l'intégration d'enjeux liés aux espaces publics et à la mixité des fonctions dans les développements immobiliers et les projets de ville, l'évolution des modes d'encadrement de la pression immobilière dans les dispositifs de planification et la portée des critiques formulées par les mouvements d'opposition aux restructurations du quartier.

11:30   Solene GAUDIN, Université Rennes 2, et Charles-Édouard HOULLIER-GUIBERT, Université de Montréal
Idéologies territoriales dans le contexte du renouvellement urbain : vers l'optimisation spatiale ?

Les discours qui jalonnent les politiques de renouvellement urbain des quartiers d'habitat mettent l'accent sur l'équité territoriale, la justice et la promotion sociale associées à la modernité. Pour les projets urbains plus globaux, l'attractivité, le développement durable ou la mixité sociale sont parmi les arguments qui expliquent la nécessité d'agir sur l'espace urbain pour l'améliorer… autant d'idéologies territoriales qui deviennent des normes de quête urbaine. Dès lors, comment aller à l'encontre de ces orientations sans risquer de tomber dans un misonéisme stérile et anti-social. À partir d'une enquête auprès des ménages récemment installés (Lorient et Brest) et de l'analyse de la presse au cours de 5 ans et quelques interviews des acteurs institutionnels (Nantes), il s'agit de comprendre le processus d'acceptabilité sociale d'un projet urbain négocié ou imposé. Les attentes des populations en matière de contrôle de leur environnement et de leurs trajectoires résidentielles vont-elles dans le sens d'une rationalisation ou d'un optimum des agencements de l'espace urbain ? Les idéologies territoriales qui circulent actuellement et qui sont produites par des discours dont les politiques de communication seront traitées par rapport aux aspirations des habitants des villes ; accompagnés de résultats d'enquêtes auprès de ménages récemment installés (Lorient et Brest) et de l'analyse de la presse au cours de 5 ans et quelques interviews des acteurs institutionnels (Nantes).

12:00   Dîner

Séance 4 : Le grand projet : identités et significations
Présidence/animation : Sandra Breux, Université de Montréal

13:30   Gérard BEAUDET, Université de Montréal
Les grands projets immobiliers en milieu urbain d’intérêt patrimonial : leviers de mise en valeur ou outils de détournement de valeur ?

L’attribution, à compter du début des années 1960, de statuts juridiques aux cœurs historiques des villes anciennes de bon nombre de pays occidentaux visait, pour l’essentiel, à soustraire ces milieux sensibles aux dynamiques du refaçonnement urbain qui avaient cours depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’élargissement de la notion de patrimoine et des aires patrimonialisées, de même qu’une conception plus dynamique de l’évolution des cadres bâtis anciens, ont toutefois progressivement ouvert les quartiers présentant un intérêt patrimonial et leurs abords aux interventions immobilières de diverses envergures.

La multiplication des grands équipements publics (musées, palais de congrès, gares ferroviaires, etc.), de tours à bureaux et de complexes multifonctionnels ont, dès lors, révélé l’attractivité de ces quartiers, tant pour les promoteurs de ces projets que pour les usagers, réguliers ou de passage. Mais, considérant l’impact de ces réalisations sur les milieux d’accueil, n’est-il pas désormais permis de s’interroger sur leur contribution réelle à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine urbain ? Considérant les enjeux du positionnement stratégique sur l’échiquier des villes mondialisées, n’assiste-t-on pas davantage à un détournement de valeur au profit des promoteurs et des édiles qui remettent l’avenir des villes entre les mains des premiers ? Ce sont là les questions auxquelles l’examen d’un certains nombre d’exemples permettra de répondre.

14:00   Martine FREEDMAN, Université Laval
Projets d’aménagement sur une friche située dans un centre ville : discours à propos du site de la Pointe-aux-Lièvres à Québec

Une terre en friche localisée dans un centre ville offre l’opportunité de penser à plusieurs projets d’aménagement, ce qui est le cas de la Pointe-aux-Lièvres située dans la basse-ville de Québec. Les autorités de la Ville ont proposé à la population plusieurs projets entre 1990 et 2006, dont le dernier comprend un parc et 800 unités de logement. À cet effet, plusieurs consultations publiques se sont tenues. Le but de cette recherche est de comprendre quels sont les valeurs, les buts et les besoins qui sous-tendent les commentaires émis par le public et les membres des conseils de quartier lors des consultations publiques. Une analyse de discours de mémoires, de rapports, de procès-verbaux, d’entretiens semi-dirigés et de prises de notes de consultations publiques menées de 1990 à 2008 a servi de support pour atteindre cet objectif. Une valeur semble dominer l’ensemble des discours, soit la mixité. En d’autres termes, la population du quartier et les membres du conseil d’administration du conseil de quartier insistent sur la nécessité de réaliser un projet qui accueillera toutes les catégories de la population et qui répondra à leurs besoins de base. Ils signifient aussi ainsi leur désir d’intégrer le site dans leur territorialité quotidienne.

14:30   Daniel GILL, Université de Montréal
Les grands projets culturels : à la recherche d’une échelle de pertinence

La deuxième moitié du siècle dernier a mis à mal les centres anciens. Nombre d’entre eux peinent à assurer leur relance dans un contexte de profonds changements économiques.
Les grands projets urbains culturels sont au cœur de la relance des villes et de leur centre. Dans un contexte de mondialisation, nous assistons à une guerre des territoires dont la principale arme semble être la culture. Cette bataille se fait également à l’échelle régionale où les centres perdent de plus en plus de leur importance par rapport à une organisation métropolitaine au contour de plus en plus flou.
Que le tout se traduise par une démarche festive, dans la suite du Festival Market, événementielle comme le 400e de Québec ou permanente avec la réalisation de grands équipements culturels, à l’image de Bilbao, ces interventions semblent s’inscrire à des échelles de pertinences territoriales fortement différenciées.
Après avoir fait un tour rapide des grands projets culturels actuellement en production, nous présenterons la logique dans laquelle ils se déploient, en termes de repositionnement muséal et territorial, pour ensuite démontrer que ces interventions de redéfinition identitaire inscrites au cœur d’un processus de marketing territorial correspondent à des échelles d’intervention qui permettent de repositionner le centre par rapport à sa région et/ou par rapport au reste du monde.

15:00   Pause

15:15   Michel RAYNAUD, Université de Montréal
Design urbain et grands projets : une fin ou un moyen?

Les grands projets vus d’Europe ou vu d’Amérique du Nord ne répondent pas aux mêmes enjeux. Ils s’inscrivent dans la ville européenne comme un acte politique, alors que dans la ville américaine, c’est l’aspect économique qui est privilégié. Mais qu’ils soient à visées politiques ou économiques, les grands projets sont depuis maintenant cinquante ans marqués au sceau du Design urbain.
Le Design urbain trouve sa définition la plus juste dans la formule de Jonathan Barnett « designing city without designing buildings ».
Le Design urbain comme environnement construit est devenu le moteur d’un urbanisme durable. Il a dépassé les enjeux de la politique et de l’immobilier pour devenir un enjeu de santé publique et d’environnement. Favoriser le transport actif ou améliorer le cadre de vie sont les nouveaux défis du Design urbain. Il reste que les coûts de tels aménagements ne peuvent être supportés que dans le cadre de développements importants. Les grands projets sont les supports d’aménagements d’envergure. Par leurs situations exceptionnelles, ils subissent toujours des influences qui échappent au contrôle local.
Comment placer le Design urbain au cœur de l’aménagement et satisfaire les valorisations indispensables qu’apportent les grands projets ? Qui doit contrôler le Design urbain ? Comment la ville doit-elle se positionner dans les choix d’aménagements ? Le Design urbain est-il une fin ou un moyen pour un urbanisme véritablement durable ?

15:45   Sandra BREUX, Université de Montréal, et Mario BÉDARD, UQAM
Non-lieux et grands projets urbains

Pour Berdoulay et Entrikin (1998), le lieu et l’individu sont constitutifs l’un de l’autre. Cette définition invite à essayer de comprendre ce qu’il advient de cette relation entre un lieu et un sujet lorsque le lieu en question est vide de sens pour l’individu. En effet, quelle est la nature de cette relation lorsque l’individu est face à ce qu’Augé (1992) appelle un « non-lieu » ? Est-elle vide de sens ou se pare-t-elle d’une fonction socio-territoriale ?
Une telle interrogation est d’autant plus pertinente si l’on considère que les non-lieux fleurissent aujourd’hui : les centres commerciaux, les artères routières, etc., qualifiés de « grands projets urbains », illustrent un tel fait. Il est également fréquent qu’une opposition se lève contre l’édification d’un tel projet. Or, dans quelle mesure cette opposition est-elle tributaire du sens que l’individu accorde au lieu d’une part et au projet de modification collectif de ce lieu d’autre part ?
L’objectif de notre propos est de présenter quelques avenues de recherche pour tenter de répondre à cette question et de réfléchir à la vocation territorialisante du lieu comme de tout projet interpellant cette dernière. En effectuant un retour sur la notion de « non-lieu », sur le rôle symbolique et identitaire de tout lieu, puis sur quelques grands projets urbains ayant marqué les villes du Québec, nous proposerons une grille d’analyse et de lecture des relations entre l’individu et le grand projet urbain.

16:15   Synthèse

16:45   Mot de clôture

2. Synthèse du Colloque

LETELLIER D. (2009). Les grands projets immobiliers : territoires, acteurs, stratégies. Colloque #606 organisé dans le cadre du 77e Congrès de l'ACFAS, 12-13 mai 2009, Université d'Ottawa.
(Document PDF, 184 Ko)

 

 

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Dernière mise à jour du site www.vrm.ca : 12 mars 2010