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Les grands projets immobiliers : territoires, acteurs et stratégiesColloque organié par Paul LEWIS (Observatoire SITQ du développement urbain et immobilier, Université de Montréal) dans le cadre du 77e Congrès de l'ACFAS à l'Université d'Ottawa. Lieu : Univeristé d'Ottawa Cette page contient : 1. Programme officiel du colloque Mardi 12 mai 09:00 Mot de bienvenue 09:15 Michel GARIÉPY, Université de Montréal, et Nohad EID, Université de Montréal 09:45 Suzanne CHANTAL, Ville de Montréal, et Nancy SHOIRY, Ville de Montréal Un ensemble de grands projets redessine les quartiers montréalais. La Ville de Montréal travaille à la mise en place de partenariats avec les divers acteurs impliqués, pour créer des milieux de vie de qualité, diversifiés et complets. La présentation portera sur la place du logement dans l’espace de dialogue offert par les grands projets, de même que la vision de partenariat développé par la Ville. Pour situer l’importance des grands projets au chapitre de la livraison de logements, une mise en contexte sur la place qu’occupent les grands projets dans la production résidentielle à Montréal amorcera la présentation. L’adoption de la Stratégie d’inclusion de logements abordables et son acceptabilité par la majorité des intervenants montréalais facilitent le dialogue et les ententes pour développer une gamme diversifiée de logements. À l’aide d’exemples, la présentation exposera comment la Ville gère l’espace de dialogue pour en arriver à développer des partenariats et concrétiser des ententes entre les intervenants. Les défis que soulèvent la recherche de divers objectifs, l’engagement des intervenants sur une longue période, les contraintes de disponibilité des fonds publics et de viabilité des projets seront, entre autres, évoqués. Enfin, pour conclure, quelques éléments de réflexion sur les moyens et conditions à améliorer pour que l’espace de dialogue qu’amènent les grands projets se traduise pour la Ville en un important levier de renouvellement urbain. 10:15 Pause
10:30 Odile HÉNAULT, INRS Les villes contemporaines tablent de plus en plus sur de grands "projets urbains" pour revitaliser leurs friches portuaires et industrielles situées à proximité des centres-villes. Or quels sont les ingrédients essentiels à la qualité d’un projet urbain? 11:00 Florence DELMOTTE, Facultés universitaires Saint-Louis, et Michel HUBERT, Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles Depuis le XIXe siècle, l’histoire de Bruxelles peut être lue à travers celle de ses grands projets urbains et, pour nombre d’entre eux, leur inachèvement ou leur insuccès. On s’arrêtera surtout sur les grands projets privés et publics qui, au XXe siècle, visèrent à « moderniser » la ville, pour parachever son rôle de capitale de la Belgique unitaire et pour la rendre éligible au statut de capitale européenne et internationale. C’est en opposition à certains de ces projets que sont nées les luttes urbaines des années 1960 et 1970. 11:30 Synthèse 12:00 Dîner Séance 2 : Les projets urbains de la CCN 14:00 - 17:00 Table ronde Mercredi 13 mai 09:00 Mot de bienvenue 09:15 Thomas WERQUIN, Axe Culture, ET François DES ROSIERS, Université Laval L’exposé présente une analyse de l’impact de la construction du nouveau siège social de Bell Canada sur la dynamique et les valeurs résidentielles de l’Île-des-Soeurs, à Montréal, où les bâtiments sont situés, à proximité de l’autoroute Bonaventure et du pont Champlain, où circulent 130 000 voitures chaque jour. Érigé en deux phases, le projet de $ 250 millions doit accueillir 4 000 salariés dans 84 000 m² de bureaux. 09:45 Mario DUFOUR, MCCF, ET Nathalie HAMEL Tout projet de développement a des effets sur le patrimoine culturel et la façon dont les citoyens s’approprient leur milieu de vie. La communication a pour objectif de présenter les enjeux associés aux impacts sur le patrimoine culturel dans le cadre des projets de développement. Les impacts sur le patrimoine sont évalués soit dans le cadre des évaluations d’impact environnemental, soit par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et la Commission des biens culturels du Québec lorsque les projets touchent un bien culturel, qu’ils sont situés dans un arrondissement historique ou dans une aire de protection. La Commission évalue ces projets afin d’assurer la conservation du patrimoine et le développement durable. Dans le contexte de révision de la Loi sur les biens culturels, la Commission se fonde sur son expérience accumulée et sur le constat que le processus d’approbation d’un projet est parfois long et complexe, pour proposer l’adoption d’un outil efficace de gestion du changement, l’étude d’impact patrimonial. Réalisée au début du projet, cette étude permet d’identifier les ressources du patrimoine culturel, d’évaluer les impacts et de choisir des mesures d’atténuation, afin d’alléger le processus pour les promoteurs, en énonçant clairement les attentes des autorités responsables. Ce faisant, les développeurs pourront considérer le patrimoine culturel non plus comme une contrainte, mais comme un élément qui donne une valeur ajoutée. 10:15 Pause 10:30 Alexandre MALTAIS, Université de Montréal À partir du milieu des années 1980, l’administration municipale montréalaise entreprend de revitaliser l’arrondissement Centre et de stimuler le développement résidentiel sur son territoire. De grands espaces centraux en friche, les faubourgs du Vieux‐Montréal, constituent alors une opportunité de concrétiser ces objectifs. Plusieurs projets urbains sont élaborés de la fin des années 1980 à la fin des années 1990. S’ils ne connaissent le succès que tardivement, c’est à dire au début des années 2000, ils ont néanmoins permis la constitution de quartiers comptant une portion résidentielle significative. Dans cette communication, en prenant pour appui les documents de planification municipaux ainsi que nos analyses d’entretiens semi-directifs réalisés avec des promoteurs immobiliers et des représentants de l’administration municipale, nous montrerons comment les projets urbains mis en œuvre ont permis le repeuplement du centre‐ville de Montréal. 11:00 Julie CAILLIEZ, ULB, ET Vincent CALAY, Université libre de Bruxelles , Mathieu VAN CRIEKINGEN, Université libre de Bruxelles Notre communication envisage les grands projets immobiliers comme un levier important, quoique peu mis en avant, des processus contemporains de métropolisation. Elle s'appuie sur l'hypothèse de la consolidation de nouvelles pressions immobilières sur les territoires (les centres-villes, en particulier) en phase avec les changements intervenus au cours des années 1980 dans la configuration du régime de croissance des sociétés capitalistes avancées. 11:30 Solene GAUDIN, Université Rennes 2, et Charles-Édouard HOULLIER-GUIBERT, Université de Montréal Les discours qui jalonnent les politiques de renouvellement urbain des quartiers d'habitat mettent l'accent sur l'équité territoriale, la justice et la promotion sociale associées à la modernité. Pour les projets urbains plus globaux, l'attractivité, le développement durable ou la mixité sociale sont parmi les arguments qui expliquent la nécessité d'agir sur l'espace urbain pour l'améliorer… autant d'idéologies territoriales qui deviennent des normes de quête urbaine. Dès lors, comment aller à l'encontre de ces orientations sans risquer de tomber dans un misonéisme stérile et anti-social. À partir d'une enquête auprès des ménages récemment installés (Lorient et Brest) et de l'analyse de la presse au cours de 5 ans et quelques interviews des acteurs institutionnels (Nantes), il s'agit de comprendre le processus d'acceptabilité sociale d'un projet urbain négocié ou imposé. Les attentes des populations en matière de contrôle de leur environnement et de leurs trajectoires résidentielles vont-elles dans le sens d'une rationalisation ou d'un optimum des agencements de l'espace urbain ? Les idéologies territoriales qui circulent actuellement et qui sont produites par des discours dont les politiques de communication seront traitées par rapport aux aspirations des habitants des villes ; accompagnés de résultats d'enquêtes auprès de ménages récemment installés (Lorient et Brest) et de l'analyse de la presse au cours de 5 ans et quelques interviews des acteurs institutionnels (Nantes). 12:00 Dîner Séance 4 : Le grand projet : identités et significations 13:30 Gérard BEAUDET, Université de Montréal L’attribution, à compter du début des années 1960, de statuts juridiques aux cœurs historiques des villes anciennes de bon nombre de pays occidentaux visait, pour l’essentiel, à soustraire ces milieux sensibles aux dynamiques du refaçonnement urbain qui avaient cours depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’élargissement de la notion de patrimoine et des aires patrimonialisées, de même qu’une conception plus dynamique de l’évolution des cadres bâtis anciens, ont toutefois progressivement ouvert les quartiers présentant un intérêt patrimonial et leurs abords aux interventions immobilières de diverses envergures. La multiplication des grands équipements publics (musées, palais de congrès, gares ferroviaires, etc.), de tours à bureaux et de complexes multifonctionnels ont, dès lors, révélé l’attractivité de ces quartiers, tant pour les promoteurs de ces projets que pour les usagers, réguliers ou de passage. Mais, considérant l’impact de ces réalisations sur les milieux d’accueil, n’est-il pas désormais permis de s’interroger sur leur contribution réelle à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine urbain ? Considérant les enjeux du positionnement stratégique sur l’échiquier des villes mondialisées, n’assiste-t-on pas davantage à un détournement de valeur au profit des promoteurs et des édiles qui remettent l’avenir des villes entre les mains des premiers ? Ce sont là les questions auxquelles l’examen d’un certains nombre d’exemples permettra de répondre. 14:00 Martine FREEDMAN, Université Laval Une terre en friche localisée dans un centre ville offre l’opportunité de penser à plusieurs projets d’aménagement, ce qui est le cas de la Pointe-aux-Lièvres située dans la basse-ville de Québec. Les autorités de la Ville ont proposé à la population plusieurs projets entre 1990 et 2006, dont le dernier comprend un parc et 800 unités de logement. À cet effet, plusieurs consultations publiques se sont tenues. Le but de cette recherche est de comprendre quels sont les valeurs, les buts et les besoins qui sous-tendent les commentaires émis par le public et les membres des conseils de quartier lors des consultations publiques. Une analyse de discours de mémoires, de rapports, de procès-verbaux, d’entretiens semi-dirigés et de prises de notes de consultations publiques menées de 1990 à 2008 a servi de support pour atteindre cet objectif. Une valeur semble dominer l’ensemble des discours, soit la mixité. En d’autres termes, la population du quartier et les membres du conseil d’administration du conseil de quartier insistent sur la nécessité de réaliser un projet qui accueillera toutes les catégories de la population et qui répondra à leurs besoins de base. Ils signifient aussi ainsi leur désir d’intégrer le site dans leur territorialité quotidienne. 14:30 Daniel GILL, Université de Montréal La deuxième moitié du siècle dernier a mis à mal les centres anciens. Nombre d’entre eux peinent à assurer leur relance dans un contexte de profonds changements économiques. 15:00 Pause 15:15 Michel RAYNAUD, Université de Montréal Les grands projets vus d’Europe ou vu d’Amérique du Nord ne répondent pas aux mêmes enjeux. Ils s’inscrivent dans la ville européenne comme un acte politique, alors que dans la ville américaine, c’est l’aspect économique qui est privilégié. Mais qu’ils soient à visées politiques ou économiques, les grands projets sont depuis maintenant cinquante ans marqués au sceau du Design urbain. 15:45 Sandra BREUX, Université de Montréal, et Mario BÉDARD, UQAM Pour Berdoulay et Entrikin (1998), le lieu et l’individu sont constitutifs l’un de l’autre. Cette définition invite à essayer de comprendre ce qu’il advient de cette relation entre un lieu et un sujet lorsque le lieu en question est vide de sens pour l’individu. En effet, quelle est la nature de cette relation lorsque l’individu est face à ce qu’Augé (1992) appelle un « non-lieu » ? Est-elle vide de sens ou se pare-t-elle d’une fonction socio-territoriale ? 16:15 Synthèse 16:45 Mot de clôture LETELLIER D. (2009). Les grands projets immobiliers : territoires, acteurs, stratégies. Colloque #606 organisé dans le cadre du 77e Congrès de l'ACFAS, 12-13 mai 2009, Université d'Ottawa.
Dernière mise à jour du site www.vrm.ca : 8 mars 2010 |
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