Réforme municipale et reconfiguration institutionnelle à Montréal.
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Séminaire organisé par le réseau Ville Région Monde |
Cette page vous présente les éléments suivants :
La réforme municipale adoptée par le gouvernement du Québec en 2000 et amendée en 2004, allait entraîner une reconfiguration institutionnelle bouleversant ainsi les façons de faire en matière d’actions publiques, de gestion et de planification urbaines. Bien que la construction de la nouvelle structure municipale ne soit pas encore achevée (avec la récente création du secrétariat du conseil d’agglomération notamment) et alors qu’on assiste à une levée de boucliers remettant en cause la trop grande autonomie des arrondissements, il importe de jeter un regard sur les impacts de la réorganisation municipale en matière de démocratie locale. Le constat de la complexité institutionnelle, issue de bricolages, n’oblige-t-il pas à se questionner sur la multiplication des lieux de prise de décisions et ses impacts sur l’action et la participation publiques ? Cette configuration institutionnelle créée-t-elle de nouveaux espaces favorisant la participation des Montréalaises et des Montréalais à l’action publique ou au contraire ne contribue-t-elle pas à fragmenter et à affaiblir la participation de la population à la gestion et à la planification urbaines ?
À l’heure où les chercheurs et les experts estiment que l’échelle métropolitaine offre des avantages considérables en matière de gouvernance territorialisée pouvant renforcer la cohérence et l’efficacité des interventions en matière de gestion et de planification urbaines, le conseil d’agglomération et la communauté métropolitaine de Montréal sont-ils connus et investis par les Montréalaises et les Montréalais ou par la société civile ? Le conseil municipal demeure-t-il un espace important de l’action publique ou est-il devenu une simple instance intermédiaire entre le conseil d’agglomération et les conseils d’arrondissements ? Ces derniers constituent-ils un espace réel de participation des citoyennes et des citoyens ou ne contribuent-ils pas plutôt au renforcement des élus locaux ? La construction de ces nouveaux espaces politiques pouvant être investis par la société civile et les citoyennes et les citoyens permet-elle de faire des percées sur le plan démocratique ou au contraire signifie-t-elle une balkanisation de la vie politique municipale ? Enfin, l’asymétrie découlant de la réorganisation institutionnelle entraîne-elle une démocratie à géométrie variable ?
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Madame Anne Latendresse, UQAM
Monsieur Jean-Pierre Collin, INRS-UCS
LAURIN-LAMOTHE A. (2008). Compte-rendu d’événement. Table-ronde : Réforme municipale et reconfiguration institutionnelle à Montréal. Au-delà des fusions, défusions et confusions, quels impacts sur la démocratie locale ? INRS-UCS, vendredi le 24 octobre 2008. 12p..
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