Touristes. Crédit photo : V. Vincent (2019)

Séminaire de recherche sur la ville

La hiérarchisation des droits du touriste en droit international et en droit de la consommation québécois

Mercredi, 23 octobre 2019
12 h 45 à 13 h 45
ESG UQAM, Local 4880
Pavillon des sciences de la gestion
315, rue Sainte-Catherine Est

Présenté par le Groupe de recherche et d’intervention tourisme, territoire et société (GRITTS), le Centre de recherche sur la ville (CRV) et le réseau Villes Régions Monde  (VRM).

Affiche (PDF)

Présentation

Alors que la crise environnementale mène à pointer du doigt notamment le secteur touristique pour sa contribution à celle-ci, l’article 10 de la récente Convention-cadre relative à l’éthique du tourisme de l’Organisation mondiale du tourisme reconnaît un « droit au tourisme ». Il s’agit de la culmination normative d’un discours supranational promotionnel d’une activité touristique qui ne devrait pas connaître de limites. Du côté national, il est pertinent de s’intéresser aux décisions de la Division des petites créances de la Cour du Québec qui concernent des touristes réclamant des dommages relatifs à des voyages effectués dans divers États du Sud global. Cette communication vise à analyser ce discours normatif transnational des droits du touriste, tant au niveau supranational que national québécois, dans l’optique de déconstruire ses consolidations juridiques sous la Convention-cadre ainsi que dans le contexte de décisions en droit de la consommation québécois et la logique sous-jacente. Ces exemples de consolidation démontrent une complicité au projet néolibéral de hiérarchisation des intérêts des touristes de loisir et des élites en bénéficiant, au détriment de ceux des communautés hôtes.

Conférencière invitée

Sabrina Tremblay-Huet est chargée de cours et candidate au doctorat à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke. Ses recherches de thèse portent sur le droit international relatif aux relations touristiques du Nord global vers le Sud global. Elle mobilise dans ce contexte une analyse critique basée sur les Third World Approaches to International Law (TWAIL), et s’intéresse au cas d’étude du tourisme en formule tout-inclus dans les Caraïbes. Ses autres intérêts de recherche sont les droits humains, l’encadrement juridique de l’aide médicale à mourir ainsi que le droit animal/agroalimentaire. Elle est co-fondatrice et membre du Laboratoire pour la recherche critique en droit (LRCD).