Place à la relève! – Clarence Hatton Proulx

Pour faire face aux changements climatiques, les villes sont sommées d’opérer une transition énergétique profonde. Ce problème est généralement cadré d’un point de vue technique et les discussions qui l’entourent sont dominées par un registre issu de l’ingénierie. Pourtant, les transitions énergétiques entraînent aussi des conséquences sociales et matérielles déterminantes. Les villes sont responsables de la majorité de la consommation d’énergie mondiale et pilotent des transformations qui dépassent leurs frontières. Afin d’éclairer ces thématiques, ma thèse sélectionne une étude de cas historique s’étirant sur quatre décennies (1945-1980) à partir d’une échelle urbaine. Partant du présupposé que les transitions énergétiques passées offrent des clés de compréhension pour celles d’aujourd’hui et de demain, cette thèse profite de la longue durée, du point de vue rétrospectif et de l’accès unique à des documents d’archives que seule l’histoire peut offrir.
Ma recherche étudie plus précisément les conséquences des transitions énergétiques urbaines à Montréal, métropole d’un des pays les plus énergivores au monde.

Place à la relève! – Hélène Madénian

Depuis les vingt dernières années, l’engagement des municipalités dans la lutte contre les changements climatiques s’est accéléré. Après s’être d’abord concentrées sur la comptabilisation et la réduction des gaz à effet de serre, les villes se sont peu à peu tournées vers l’adaptation. Aujourd’hui, nombre d’entre elles affichent des ambitions de carboneutralité et de résilience pour 2050.

Place à la relève! – David Carpentier-Laberge

Depuis le début du 21e siècle, les déplacements utilitaires à vélo dans les villes d’Amérique du Nord sont en croissance. De nombreux bénéfices sont associés à une augmentation de la part modale du transport actif, tels que la diminution du trafic routier et de la pollution atmosphérique et sonore, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Puisque le taux de rétention des cyclistes en hiver n’est que de 15 %, les potentiels effets bénéfiques d’un transfert modal vers le vélo en cette période sont considérables.

Place à la relève! – Priscilla Dutra Dias Viola

Plusieurs facteurs peuvent influencer l’adhésion au cyclisme, tels que la présence d’infrastructures, l’environnement bâti, le climat, etc. Cependant, l’effet de ces facteurs peut varier selon les caractéristiques personnelles, telles que l’âge et les rôles de genre. Par exemple, de nombreuses recherches montrent que les infrastructures cyclables constitueraient l’un des facteurs les plus importants pour la promotion du cyclisme chez les femmes. Une hypothèse suppose que les femmes accordent plus d’importance que les hommes aux types d’infrastructures cyclables et à leur qualité. De plus, la culture machiste impose divers inconvénients aux femmes (division inégale du travail, salaires inférieurs, risque accru de harcèlement, entre autres), ce qui se traduit, généralement, par leur sous-représentation parmi les cyclistes des grandes villes. L’objectif de notre recherche doctorale est de comprendre la pratique du vélo chez les femmes à Montréal et les facteurs qui l’influencent.

Place à la relève! – Eva Doan-Lavoie

Les infrastructures vertes urbaines (IVU) fournissent des services écosystémiques (SE) valorisés pour des raisons économiques, sociales et environnementales. Toutefois, les SE culturels (SEC), c’est-à-dire les bienfaits immatériels découlant des interactions entre l’humain et les écosystèmes, restent moins bien compris que les autres SE, surtout en ce qui concerne leur signification pour la population citadine. Les SEC sont coproduits lors de l’interaction entre les personnes et les écosystèmes et sont donc ancrés dans la culture et les valeurs des communautés qui les perçoivent. Le cadre théorique des SE renvoie à une vision dichotomique de la nature, soit que celle-ci est valorisée comme un moyen d’atteindre le bien-être humain (valeur instrumentale) ou comme fin en soi (valeur intrinsèque). Cette vision n’est pas adaptée pour évaluer tous les SEC, puisque certains d’entre eux sont intangibles, incommensurables, puis ne peuvent pas être monnayés ou échangés (la valeur sacrée, par exemple).

Place à la relève! – Oussama Trabelsi

Depuis les années 1960, les universités nord-américaines ont joué un rôle crucial dans le développement économique des villes et des régions. Des modèles d’« institutions d’ancrage » ont été prévus dans les politiques de planification urbaine pour exploiter les ressources financières et techniques des universités au profit de la communauté locale, en particulier dans les zones en déclin économique. Les universités ont contribué de manière significative à l’économie de leurs communautés en tant que grands employeurs et principaux acheteurs de biens et de services locaux. Elles ont attiré également des étudiant·e·s, qui ont constitué un marché de consommation et un bassin de main-d’œuvre. L’accent mis récemment sur « l’économie du savoir » s’est traduit par une augmentation rapide des inscriptions dans les établissements postsecondaires, entraînant une expansion des campus principaux et la création de nouvelles universités.